FuLe fu (traditionnel: 賦 , simplifié: 赋 , pinyin: fù ) est une sorte de poème en prose d'une grande richesse de vocabulaire, qui se caractérise par des phrases parallèles et des thèmes surtout descriptifs. C'est le style littéraire le plus caractéristique de la dynastie Han, et le genre persiste jusqu'au . On doit à Song Yu () l'imposition du genre fu. Le Fu du temple Gao tang inaugure les fu d'amour sur la rencontre entre humains et divinités.
Tao (culture)Tao est un terme de philosophie chinoise (en caractère chinois 道, dào signifiant « Être suprême, voie, chemin » ; prononciation en pinyin de mandarin : dào, en shanghaien : do ; prononcé dō ou tō en japonais et do (도) en coréen). Le tao est la « Mère du monde », le principe qui engendre tout ce qui existe, la force fondamentale qui coule en toutes choses de l’univers. C'est l’essence même de la réalité et par nature ineffable et indescriptible. Il est représenté par le taìjítú, symbole représentant l’unité au-delà de la dualité yin-yang.
LégismeLe légisme ou école des Lois regroupe des penseurs chinois ayant vécu de la fin du jusqu'à la fin de la période des Royaumes combattants (). S'opposant au confucianisme, ils recommandent un gouvernement fort, fondé sur des lois connues de tous et non sur la bonté des hommes. Ils prônent l'absolutisme au moment où, en Chine, la féodalité est remise en question. Leur « réalisme politique » a mené à un exercice tyrannique du pouvoir, finalement rejeté et par la suite rarement revendiqué.
Lao TseuLao Tseu ou Lao-Tseu, Laozi ou Lao Zi (), plus communément appelé en Chine Tàishàng lǎojūn (), de son vrai nom Li Er (), aurait été un sage chinois et, selon la tradition, un contemporain de Confucius (milieu du – milieu du , fin de la période des Printemps et Automnes). Il est considéré a posteriori comme le père fondateur du taoïsme. Il serait né dans le pays de Chu du royaume des Zhou et serait parti pour une retraite spirituelle vers l’ouest de la Chine actuelle avec une destination inconnue.
École des NomsL'École des Noms (), parfois appelée École des Formes et Noms (), désigne divers cercles de pensée philosophique chinois datant de la période des Royaumes combattants et dérivant du mohisme Ces groupes de penseurs sont connus pour leurs paradoxes, tels que « un cheval blanc n'est pas un cheval » ou « un chien peut être considéré comme un mouton » et sont désignés sous le nom de bian zhe (litː dialecticiens), en référence à leur art de la controverse. La philosophie de l'École des Noms est souvent considérée comme étant similaire à celle des sophistes.
Céleste EmpireLe Céleste Empire ou littéralement « Sous le ciel » (chinois : 天下, Pinyin : tiān xià, Wade-Giles: t'ien1-hsia4) est un nom que les Chinois donnaient à la Chine à l'époque impériale, notamment pendant les périodes de division ou de guerres civiles. C'est un concept selon lequel la Chine exercerait un pouvoir sur le reste du monde, peuplé de « barbares ». Tiān xià est parfois traduit en « Céleste Empire » dans les ouvrages littéraires occidentaux anciens, même si le terme exact est Shénzhōu (神州).
Chinois archaïqueLe chinois archaïque () est une des langues parlées en Chine avant la dynastie Han. Comme l'écriture chinoise n'indique pas directement la prononciation, il est nécessaire pour la reconstruire d'effectuer une recherche spécifique. Le premier à avoir tenté de reconstituer ces états anciens de la langue chinoise est le sinologue suédois Bernhard Karlgren. Le chinois archaïque est une langue plus proche typologiquement du rGyalrong ou du tibétain que des dialectes chinois modernes.
Su ShiSu Shi (), né le à Meishan, Sichuan, et mort le à Changzhou, aussi connu sous le nom de Su Dongpo (), était un homme politique (mandarin) de la dynastie des Song du Nord (960-1127). Reconnu très jeune comme un homme d'exception par son brillant succès au concours de doctorat, ce lettré vite promu à des postes de responsabilité subit toute sa vie les aléas de la vie politique, entre l'exercice du pouvoir, les responsabilités à l'égard du peuple et la mise à l'écart, la prison et le bannissement.
Yin et yangthumb|Yin (fond noir) et Yang (fond blanc) Dans la philosophie chinoise et notamment le taoïsme, le 'yin' (, pinyin : yīn) et le yang (simplifié : 阳, traditionnel : 陽, pinyin : yáng) sont deux catégories qui, par leur complémentarité et leur opposition, se prêtent à une première analyse de tous les phénomènes de la vie et du cosmos. Il ne s'agit pas de substances fondamentales, ni de forces ou énergies, mais simplement une paire de concepts susceptible de préciser les composantes d'une quelconque dualité.
Dao de jingLe Dao de jing (, « livre de la voie et de la vertu »), parfois écrit Tao te king, est un ouvrage classique chinois qui, selon la tradition, fut écrit autour de 600 av. J.-C. par Lao Tseu, le sage fondateur du taoïsme, dont l'existence historique est toutefois incertaine. De nombreux chercheurs modernes penchent pour une pluralité d’auteurs et de sources, une transmission tout d’abord orale et une édition progressive. Les plus anciens fragments connus, découverts à Guodian, remontent à 300 av. J.-C.