Politique monétaireLa politique monétaire est la politique publique menée par l'autorité monétaire (en général, la banque centrale). Elle a souvent vocation à assurer la stabilité des prix, le plein-emploi ou encore la stabilité du taux de change. La politique monétaire exploite un certain nombre de canaux de transmission tels que le taux d'intérêt, le taux de change ou les valeurs boursières. Elle se distingue de la politique budgétaire. Ces deux politiques interagissent et forment ensemble le policy-mix.
Pouvoir d'achatEn économie, le pouvoir d'achat est la capacité d'achat en termes de biens et services marchands d'une quantité donnée de monnaie. On peut distinguer, le pouvoir d’achat par ménage, le pouvoir d’achat par unité de consommation, le pouvoir d’achat par habitant, et aussi le revenu (pouvoir d'achat) d'un pays. Le pouvoir d'achat monétaire est la quantité de biens qu'une unité monétaire ou une somme donnée permet d'acquérir. Le pouvoir d'achat du revenu ou d'un revenu — par exemple le salaire — est la quantité moyenne de biens que ce revenu permet d'obtenir.
Valeur facialeEn économie, la valeur faciale est la valeur que la convention donne à un objet. Elle s'oppose à la valeur de ses différents composants/matériaux, comme la valeur métallique d'une monnaie. Les premières monnaies étaient fabriquées avec un pourcentage de métal (or ou argent en particulier) pur dans la pièce, ce qui donnait sa valeur métallique et était prise comme valeur faciale. Par exemple, le franc germinal, en 1803, contenait d'or par franc.
Opérations d'open marketLes opérations dopen market (en anglais : Open Market Operations) sont un instrument de la politique monétaire des banques centrales. Ces opérations consistent en l'achat et la vente « fermes » (c'est-à-dire définitives) de titres, en particulier de titres publics (bons du Trésor) par la banque centrale sur le marché interbancaire. Elles permettent aux banques de se fournir en monnaie en échange des titres qu'elles détiennent. Ces opérations ont pour la banque centrale l'objectif de réduire les taux d'intérêt à court terme, ou d'accroître la masse monétaire.
Hyperinflationvignette|droite|Allemagne, 1923 : un homme tapisse un mur avec des billets. En conséquence de l'hyperinflation, ces billets étaient moins chers que le papier peint. vignette|droite|Hyperinflation en Argentine. L'hyperinflation est, en économie, une forme atypique d'inflation qui se manifeste par une hausse extrêmement rapide des prix qui tend à éroder la valeur réelle de la monnaie d'un pays.
SeigneuriageLe seigneuriage est l'avantage financier direct qui découle, pour l'émetteur, de l'émission d'une monnaie. Dans le cas de la monnaie fiduciaire, émise seulement par les banques centrales, il est égal au montant émis, moins ses coûts de fabrication, de mise en circulation et d'entretien (remplacement des espèces usagées). S'ajoutent à ce revenu les intérêts de refinancement du système bancaire par l'institut d'émission.
Étalon-argentUn étalon-argent est un système monétaire reposant uniquement sur un poids d'argent métal fixe, dans le cadre d'un monométallisme qui exclue toute autre référence. Tout au long de l'histoire monétaire et commerciale, cet étalon entre en concurrence avec d'autres, comme l'étalon-or, en fonction des masses de métal plus ou moins abondantes. Un système alliant plusieurs étalons fut également en pratique, à travers un bimétallisme.
Métal précieuxvignette|La pépite d'or de Latrobe. Cette pépite d'or est exceptionnelle en raison de ses cristaux d'or cubiques bien développés. Sa masse est de 717 grammes. Exposée au Vault, Natural History Museum, Londres. Un métal précieux est un métal de grande valeur économique. La notion de métal précieux est fluctuante selon les époques et les civilisations en fonction de l'offre et la demande : si l'on pense essentiellement aujourd'hui à l'or, l'argent, le platine, le rhodium et le palladium, on remarquera que ce ne sont pas nécessairement les plus chers ni ceux qui ont toujours été les plus appréciés par tous les peuples.
ChartalismeLe chartalisme, du latin charta signifiant « papier, écrit » est une formalisation théorique permettant d'expliquer le fonctionnement d'une économie moderne. Dans le chartalisme, la monnaie est principalement considérée comme un bon, un avoir, un coupon pour des taxes à payer. L'argent ainsi créé est appelé monnaie fiduciaire, sa valeur découle des taxes dont il permet de s'acquitter, puis du désir qu'ont les individus d'en épargner pour se les échanger avant même de payer ces taxes.
100 % monnaieLe « 100 % monnaie » (100% money) désigne un système monétaire dans lequel l'émission de moyens de paiement serait intégralement assurée par l'État (via une autorité monétaire ad hoc), par opposition au système actuel dans lequel la monnaie est largement créée par les banques. Cette idée tient son nom d'une proposition de réforme formulée dans le contexte de la Grande Dépression des années 1930, aux États-Unis, par plusieurs économistes (notamment Henry Simons, Lauchlin Currie et Irving Fisher) qui appelaient à imposer 100 % de réserves en monnaie centrale derrière les dépôts bancaires en comptes courants, de sorte à dissocier la création de monnaie des prêts de monnaie.