Tudor RatiuCitoyen des Etats-Unis, Tudor Ratiu est né en 1950 à Timisoara, Roumanie. Il a obtenu un diplôme en mathématiques en 1973 ainsi qu'un diplôme de maîtrise en mathématiques appliquées en 1974 à l'Université de Timisoara. Pour des raisons politiques il lui est interdit de poursuivre ses études et en 1975 il est obligé de quitter son pays. En 1980 il obtient un doctorat à l'Université de Californie à Berkeley avec une thèse en mécanique géométrique et est nommé professeur assistant de recherche T.H. Hildebrandt à l'Université de Michigan, Ann Arbor.
En 1983 il rejoint l'Université d'Arizona, Tucson, comme professeur associé et en 1987 l'Université de Californie, Santa Cruz, ou il est nommé professeur ordinaire en 1988. Il lui a été décerné une bourse postdoctorale du Fonds national scientifique américain, une bourse de la fondation A.P. Sloan, la chaire de recherche professoriale Miller à Berkeley, une bourse Fulbright et le prix allemand A. von Humboldt. Il a été professeur et chercheur invité dans plusieurs départements et instituts de recherche mathématiques du monde.
Les thèmes principaux de sa recherche sont l'analyse globale, la mécanique des fluides et du plasma, la dynamique hamiltonienne, la mécanique géométrique, la géométrie symplectique et de Poisson, la théorie de bifurcations et l'étude des systèmes complètement intégrables. Ses travaux concernent l'aspect mathématique de ces problèmes ainsi que leurs applications en physique et les sciences d'ingénieur. Il est auteur, en collaboration, de plusieurs livres de spécialité.
En 1997 il est nommé professeur ordinaire en analyse au Département de mathématiques et entre en fonction en juillet 1998.
Charles StuartD'origine britannique, Charles Alexander Stuart est né à Newmachar (Ecosse) le 5 juin 1945. Il étudie les mathématiques à l'Université d'Aberdeen, où il obtient une licence (B.Sc.) en 1967, et à Oxford, où il a fait son doctorat (D.Phil) en 1970.
De 1970 à 1974, il est lecteur au Département de mathématiques de l'Université du Sussex. Un congé lui permet de passer deux ans (1973-1975) à Genève, comme chercheur à l'Institut Battelle. Pendant l'année académique 1975-1976, il est lecteur à l'Université d'Aberdeen. Il est nommé professeur extraordinaire à l'EPFL en 1975 et professeur ordinaire en 1982.
Il donne des cours d'analyse à plusieurs sections d'ingénieurs (1er cycle). Pour les 2e et 3e cycles, il traite les équations différentielles et l'analyse fonctionnelle. Ses recherches portent sur les mêmes branches; elles concernent surtout des problèmes de bifurcation qui se présentent dans la modélisation de phénomènes physiques.
Il a passé un premier congé sabbatique (1982-1983) à l'Université de Heriot-Watt et un deuxième (1989-1990) à l'Université Cornell, aux Etats-Unis
Ali H. SayedAli H. Sayed est doyen de la Faculté des sciences et techniques de l’ingénieur (STI) de l'EPFL, en Suisse, où il dirige également le laboratoire de systèmes adaptatifs. Il a également été professeur émérite et président du département d'ingénierie électrique de l'UCLA. Il est reconnu comme un chercheur hautement cité et est membre de la US National Academy of Engineering. Il est également membre de l'Académie mondiale des sciences et a été président de l'IEEE Signal Processing Society en 2018 et 2019.
Le professeur Sayed est auteur et co-auteur de plus de 570 publications et de six monographies. Ses recherches portent sur plusieurs domaines, dont les théories d'adaptation et d'apprentissage, les sciences des données et des réseaux, l'inférence statistique et les systèmes multi-agents, entre autres.
Ses travaux ont été récompensés par plusieurs prix importants, notamment le prix Fourier de l'IEEE (2022), le prix de la société Norbert Wiener (2020) et le prix de l'éducation (2015) de la société de traitement des signaux de l'IEEE, le prix Papoulis (2014) de l'Association européenne de traitement des signaux, le Meritorious Service Award (2013) et le prix de la réalisation technique (2012) de la société de traitement des signaux de l'IEEE, le prix Terman (2005) de la société américaine de formation des ingénieurs, le prix de conférencier émérite (2005) de la société de traitement des signaux de l'IEEE, le prix Koweït (2003) et le prix Donald G. Fink (1996) de l'IEEE. Ses publications ont été récompensées par plusieurs prix du meilleur article de l'IEEE (2002, 2005, 2012, 2014) et de l'EURASIP (2015). Pour finir, Ali H. Sayed est aussi membre de l'IEEE, d'EURASIP et de l'American Association for the Advancement of Science (AAAS), l'éditeur de la revue Science.
Damir FilipovicDamir Filipovic holds the Swissquote Chair in Quantitative Finance and is Swiss Finance Institute Professor at the Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), Switzerland. Prior to this, he was head of the Vienna Institute of Finance and professor at the University of Vienna. He previously held the chair of financial and insurance mathematics at the University of Munich, and he was on the faculty of Princeton University. He received his Ph.D. in mathematics from ETH Zurich in 2000. Damir Filipovic worked as a scientific consultant for the Swiss Federal Office of Private Insurance from 2003 to 2004. There he co-developed the Swiss Solvency Test, which defines the regulatory capital requirement for all Swiss based insurance companies and groups. He is on the editorial board of several academic journals. His research interests include the term structure of interest rates, credit and volatility risk, quantitative methods in risk management, and stochastic processes. His papers have been published in a variety of academic journals including the Journal of Financial Economics, Mathematical Finance, Finance and Stochastics, and the Annals of Applied Probability. He is the author of a textbook titled Term-Structure Models.
Luca Giovanni PattaroniSuite à une formation en Relations Internationales (Institut des Hautes Etudes Internationales, Genève) et un DEA en sciences sociales (Ecole Normale Supérieure de Paris/Ulm), Luca Pattaroni a soutenu une thèse de sociologie en cotutelle (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris/ Université de Genève) sous la direction de Laurent Thévenot (EHESS) et Jean Kellerhals (Université de Genève). Après avoir occupé durant 5 ans un poste d'assistant à la Faculté de Droit (Université de Genève), il a été visiting scholar à lUniversité de Columbia (New York). Il travaille désormais au Laboratoire de Sociologie Urbaine (EPFL) et est associé au Groupe de Sociologie Politique et Morale de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (GSPM/EHESS). En 2011, il a été Professeur invité à l'Université Fédérale de Fluminense (Brésil). Ses recherches et publications portent sur les politiques urbaines et culturelles, l’habitat, les mouvements sociaux, les rythmes urbains et les grandes manifestation, l’évolution des modes de vie ainsi que, plus largement les enjeux du commun dans les villes contemporaines. Spécialiste des méthodes mixtes ainsi que de théorie sociologique et politique, il cherche à articuler une analyse fine du pluralisme des modes de vie et un questionnement sur les enjeux politiques et moraux de la composition dun monde commun.
Maxime Carl FelderMaxime Felder est docteur en sociologie de l'Université de Genève. Sa thèse portait sur la coexistence et les liens sociaux en contexte urbain. Contre l’idée que la modernité et l’urbanisation ont contribué au délitement du tissu social, son travail s’est concentré sur ce qui permet aux individus de vivre ensemble en ville et de faire société, sans nécessairement créer des liens forts. S’appuyant sur une combinaison d’entretiens qualitatifs et d’analyses de réseaux, l’enquête empirique porte sur des immeubles résidentiels de Genève (Suisse), mais aussi sur des rues et des magasins. Elle offre un point de vue processuel et relationnel sur la coexistence. Maxime Felder travaille maintenant dans le cadre d'un projet portant sur les nouveaux arrivants dans les villes de Genève et Bruxelles.