vignette|Un graphique de l'attracteur étrange de Lorenz pour les valeurs ρ = 28, σ = 10, β = 8/3 « Effet papillon » est une expression qui résume une métaphore concernant le phénomène fondamental de sensibilité aux conditions initiales de la théorie du chaos. La formulation exacte qui en est à l'origine fut exprimée par Edward Lorenz lors d'une conférence scientifique en 1972, dont le titre était : vignette|Le battement d'ailes du papillon. En 1972, le météorologue Edward Lorenz fait une conférence à l'American Association for the Advancement of Science intitulée : , qui se traduit en français par : Lorenz explique : Système dynamique de Lorenz thumb|Une trajectoire dans l'espace des phases de l'attracteur de Lorenz Edward Lorenz travaillait sur des problèmes de prédictibilité, à savoir, des prévisions météorologiques grâce à des systèmes informatiques. D’après les lois déterministes — également dites prévisionnistes — créées par Galilée et développées par Isaac Newton selon lequel les conditions initiales permettraient de déterminer l’état futur d’un système grâce à la mise en place d’une nouvelle technique mathématique, le calcul différentiel alors en vigueur, toute action X aurait des conséquences Y prévisibles grâce à des formules mathématiques, pourvu que les fonctions lipschitziennes en cause fussent continûment dérivables (il n’était pas question par exemple de prévoir le mouvement d’un chat par ce moyen). Lorenz a incorporé, en 1963, le fait que des variations infimes entre deux situations initiales pouvaient conduire à des situations finales sans rapport entre elles. Il affirma ainsi qu’il n’était pas envisageable de prévoir correctement les conditions météorologiques à très long terme (par exemple un an), parce qu’une incertitude de 1 sur 10 lors de la saisie des données de la situation initiale pouvait conduire à une prévision totalement erronée. Or : d’une part, ces incertitudes sont inévitables, et d’autre part, l’homme ne peut pas prendre en compte tous les éléments qui constituent son environnement, surtout lorsqu’il s’agit de variations infimes.
Davide Di Croce, Tatiana Pieloni, Ekaterina Krymova, Massimo Giovannozzi
Jean-François Molinari, Antonio Joaquin Garcia Suarez, Tobias Brink
Romain Christophe Rémy Fleury, Benjamin Apffel