De humani corporis fabricaDe humani corporis fabrica libri septem (À propos de la fabrique du corps humain en sept livres) est un traité d'anatomie humaine que l'on doit au médecin et anatomiste brabançon Andreas Vesalius (André Vésale). Il a été rédigé de 1539 à 1542, publié à Bâle en 1543, par Johannes Oporinus et réédité en 1555. Considéré « comme l'un des plus beaux livres du monde », c'est l'ouvrage fondateur de l'anatomie moderne, et qui participe aussi à de nouvelles représentations de l'homme et du vivant.
YunâniLa médecine yunâni ou médecine unani est une médecine traditionnelle indienne dont l'origine remonte à la médecine gréco-romaine et qui provient de la traduction en persan de la forme arabisée du galénisme. Malgré la rivalité de la médecine moderne, la médecine yunani continue à être pratiquée en Inde, au Pakistan, au Bangladesh et en Iran. Elle a aussi laissé une influence durable dans d'autres médecines traditionnelles de pays musulmans. Yūnānī (« grec ») est un adjectif arabe utilisé en Inde, pour désigner la médecine galénique.
Bâton d'Asclépiosthumb|right|200px|Esculape appuyé sur son bâton, statue trouvée dans le sanctuaire d'Épidaure, copie d'un original du , Musée national archéologique d'Athènes. Le bâton d'Esculape ou bâton d'Asclépios est un attribut du dieu Esculape (ou Asclépios) dans la mythologie grecque. Il est représenté comme un bâton le long duquel s'enroule une couleuvre. Il est utilisé comme symbole médical dans de nombreux pays (on rencontre aussi le terme « caducée d'Esculape » ou « caducée médical » dans ce contexte, par analogie avec le caducée d'Hermès).
PneumaPneuma ( πνεῦμα ) est un mot du grec ancien pour « souffle », et dans un contexte religieux, pour « esprit » ou « âme ». Ce terme a différentes significations pour les écrivains spécialisés dans le domaine médical ainsi que les philosophes de l'antiquité classique, notamment en ce qui concerne la physiologie. Il est également utilisé dans les traductions grecques dans la Bible hébraïque et dans le Nouveau Testament grec.
Alcméon de CrotoneAlcméon de Crotone est un médecin, physiologiste, astronome et philosophe pythagoricien du Ve siècle av. J.-C., Alcméon dédia ses œuvres à Brontinos. Les avis divergent quant à savoir s'il était essentiellement médecin et physiologiste, ou le type même du philosophe présocratique ; la nature de ses relations avec les autres penseurs présocratiques fait débat. Les dates de sa vie et de sa mort ne sont pas connues, mais on peut situer son œuvre vraisemblablement entre 500 et 450 ; les fragments qui en ont été conservés portent sur des questions de physiologie, de psychologie et d’épistémologie, et révèlent en Alcméon un penseur d’une profonde originalité.
Médecine dans l'Égypte antiqueLa médecine dans l'Égypte antique se réfère à la pratique courante de la médecine dans l’Égypte du avant notre ère jusqu'à l’invasion perse de -525. Cette médecine très avancée pour l'époque, était le fait d'un système de soins particulier, avec des médecins spécifiquement formés et aux pratiques contrôlées, exerçant en clientèle ou dans des lieux réservés, établissant des conclusions diagnostiques, usant de moyens thérapeutiques multiples, et toujours en relation avec le divin.
ÉrasistrateÉrasistrate (en grec ancien ), 310 - , surnommé « l'Infaillible », est un médecin clinicien et expérimental et un grand anatomiste de la Grèce antique. Érasistrate est né à Ioulis, sur l'île de Céos, d’un père médecin et d’une mère, sœur de médecin. Il fait son apprentissage et devient disciple de Chrysippe de Cnide, médecin célèbre, dont Érasistrate lui-même indique qu’il a appris auprès de lui beaucoup de choses; il étudie ensuite auprès de Théophraste, successeur d’Aristote, avant de devenir disciple à Athènes du médecin Métrodoros de Cnide, époux de Pythias, fille d'Aristote, qui l’initie aussi au péripatétisme.
Médecine dans l'Empire byzantinvignette|Hippocrate, fresque byzantine. La médecine byzantine désigne la médecine pratiquée dans l’Empire byzantin à partir de 400 jusqu’aux environs de 1453. Elle est issue en grande partie des connaissances de la Grèce antique et de la Rome antique. La médecine est une des sciences où les Byzantins ont dépassé leurs prédécesseurs gréco-romains. En conséquence, la médecine byzantine a eu une influence significative sur la médecine arabo-musulmane et le renouveau de la médecine en Europe occidentale à la Renaissance.
Théorie des humeursLa théorie des humeurs est l'une des bases de la médecine antique européenne. Elle a été popularisée par le Corpus hippocratique. Selon cette théorie, le corps est constitué des quatre éléments fondamentaux — air, feu, eau et terre — possédant quatre qualités : chaud ou froid, sec ou humide. Ces éléments, mutuellement antagoniques (l'eau et la terre éteignent le feu, le feu fait évaporer l'eau), doivent coexister en équilibre pour que la personne soit en bonne santé.
Corpus hippocratiquethumb|Manuscrit byzantin du du Serment d'Hippocrate sous la forme d'une croix Le Corpus hippocratique (en latin Corpus Hippocraticum), la Collection hippocratique ou le Canon d'Hippocrate est un recueil d'une soixantaine de livres de médecine écrits en ionien et que la tradition attribue au médecin grec Hippocrate. Ils sont cependant très disparates dans leur contenu, la datation et le style et leur paternité réelle est en grande partie douteuse.