Bouddhisme mahāyānaLe bouddhisme mahāyāna, (terme sanskrit – महायान – signifiant « grand véhicule », en chinois : 大乘, dàchéng ; en japonais : 大乗, daijō ; en vietnamien : Đại Thừa ; en coréen : 대승, dae-seung), apparaît vers le début de notre ère dans le Nord de l’Inde et dans l'Empire kouchan, d’où il se répand rapidement au Tarim et en Chine, avant de se diffuser dans le reste de l’Extrême-Orient.
Philosophie bouddhisteCet article traite du bouddhisme comme philosophie. En effet, le bouddhisme comporte une telle dimension philosophique qu'il est perçu par un certain nombre de ses pratiquants et observateurs comme philosophie plutôt que religion, bien que cette qualification soit parfois préférée. L'approche philosophique du bouddhisme est notamment menée par des auteurs ou intellectuels occidentaux, qui cherchent à le replacer dans une grille conceptuelle d'héritage européen.
Théologie apophatiqueLa théologie apophatique (du substantif grec , apophasis, issu du verbe – apophēmi, ) est une approche fondée sur la négation. En dérive la théologie négative, approche qui insiste plus sur ce que Dieu n'est pas que sur ce que Dieu est. Elle se situe à l'opposé de la théologie cataphatique, ou positive. La théologie négative peut être appréhendée de deux façons : par négation (démarche apophatique) ou par abstraction (méthode aphairétique, du grec aphairesis, « abstraction »).
Philosophie indienneLa philosophie indienne est un ensemble de systèmes philosophiques originaires de l'Inde. On définit classiquement deux sortes de philosophies indiennes selon qu'elles reconnaissent ou non l'autorité du Veda : les philosophies āstika (आस्तिक en devanāgarī) sont celles qui reconnaissent l'autorité du Veda et les Upanishads qui en sont la conclusion. Il s'agit des six écoles orthodoxes que sont la Mīmāṃsā, le Nyāya, le Sāṃkhya, le Vaiśeṣika, le Vedānta et le Yoga, constituant les branches philosophiques de l'hindouisme.
ChandrakîrtiChandrakirti (IAST: Candrakīrti, ), mot sanskrit signifiant renommée de la Lune (de candra, Lune et kīrti, renommée), est un maitre et érudit indien bouddhiste de l'école madhyamika du mahayana qui vécut au milieu du . Critiquant l'usage positif de la dialectique initié par Bhavyaviveka, Candrakīrti opéra un retour à Nāgārjuna et à sa méthode réfutative.
BodhicaryāvatāraLe Bodhicharyavatara (du sanskrit बोधिचर्यावतार, IAST Bodhicaryāvatāra ; ) est un traité versifié en sanskrit attribué à Shantideva (c.685-763). Ce traité à dix chapitres décrit l'engagement et la pratique d'un bodhisattva, c'est-à-dire ce que doit faire un aspirant selon la tradition du bouddhisme à l'éveil (bodhisattva) liée à la nature de Bouddha. Il en existe au moins une centaine de commentaires. Ce titre se compose de l'éveil (bodhi), la pratique (caryâ) et l'entrée (avatâra), signifiant les pratiques emmenant à l'éveil.
Voie du milieuLa voie du milieu, voie médiane ou voie moyenne (pali : majjhimā-patipadā ; sanskrit : madhyamā-pratipad) est dans le bouddhisme le terme utilisé par Siddhartha Gautama dans son premier sermon qui se réfère au Noble Chemin octuple, voie évitant les extrêmes, qui mène à l'éveil et à la libération de la souffrance. L'école Mādhyamika, à travers Nāgārjuna, a développé une conception métaphysique de cette voie du milieu. Le terme de voie médiane s'enracine dans le récit de la vie de Gautama Bouddha.
Tathāgatagarbha sūtrasThe Tathāgatagarbha sūtras are a group of Mahayana sutras that present the concept of the "womb" or "embryo" (garbha) of the tathāgata, the buddha. Every sentient being has the possibility to attain Buddhahood because of the tathāgatagarbha. This concept originated in India but was a major influence in the development of East Asian Buddhism, where it was equated with the concept of Buddhadhātu, "buddha-element" or "buddha-nature". The Tathāgatagarbha sūtras include the Tathāgatagarbha Sūtra, Śrīmālādevī Siṃhanāda Sūtra, Mahāyāna Mahāparinirvāṇa Sūtra and the Aṅgulimālīya Sūtra.
ŚūnyatāŚūnyatā, terme sanskrit, (devanāgarī: शून्यता ; en pāli suññatā, en chinois kōng 空, en ), désigne dans le bouddhisme la . C'est-à-dire la vacuité des êtres et des choses, leur absence d'être en soi (anātman) et de nature propre (svabhāva), autrement dit l'inexistence de toute essence, de tout caractère fixe et inchangeant. Elle s'applique aux choses aussi bien qu'aux pensées et aux états d'esprits. Elle est beaucoup liée à l'ainsité (tathātā). thumb|upright|L’Enso est le symbole de la vacuité dans le bouddhisme zen.
ChittamatraChittamatra (IAST : Cittamātra, « rien qu'esprit ») est l'une des écoles du bouddhisme Mahāyāna. Elle est parfois nommée Vijñānavāda (, Vijñāptimātra (), la conscience seule, ou encore Yogācāra (), pratiquants du yoga. Le Cittamātra constitue avec le Madhyamaka l'une des deux principales écoles spécifiques du bouddhisme mahāyāna. vignette|300px|Bouddha. Sarnath, époque Gupta vers 475. L'école Cittamātra apparaît au ; ses fondateurs seraient Maitreyanātha, Asanga et Vasubandhu.