vignette|droite|Gentleman rêveur, 1912. La rêverie est une modification de l'état de veille d'un individu sous la forme d'un détachement mental momentané de son environnement réel immédiat. C'est une sorte de « rêve éveillé ». Le phénomène de la rêverie est fréquent dans de nombreuses circonstances de la vie, qu'il soit volontaire ou involontaire. Pour les poètes, écrivains et artistes, il est lié à l'imagination et peut être source d'inspiration et faciliter la pensée. La culture populaire y trouve matière aux légendes et contes. En psychanalyse, il s'apparente au rêve en tant que « rêve diurne ». La psychologie cognitive voit dans la rêverie un moyen de consolider les apprentissages. Le dictionnaire Larousse définit aujourd'hui la « rêverie » comme . Étymologiquement, le mot « rêverie » dérive du verbe « rêver », d'abord resver (vers 1130), puis rever susceptible de renvoyer à esver « vagabonder » par l'ancien français desver « perdre le sens ». Le dérivé resverie apparaît un peu plus tard, vers 1210 et pour reverie vers 1350. Le mot rêverie vers 1680 . thumb|upright=0.8|Jean-Jacques Rousseau, Les Rêveries du promeneur solitaire édition de 1782. Les exemples donnés dans la littérature française et la pensée philosophique montrent l'évolution du sens du mot: au XVI siècle, « rêverie », souvent péjoratif, désignait et chez Mme de Sévigné, . Le sens moderne, une . Mais le mot « rêverie » dans Les Rêveries du promeneur solitaire que Rousseau rédige vers 1776. Le Robert historique de la langue française précise en dernier lieu que . Dans le domaine culturel, les légendes et mythes de la culture populaire, la littérature et les arts interfèrent, parfois dans l'inspiration du même créateur. Le Marchand de sable du folklore qui laisse tomber du sable sur les yeux des gens pour les endormir se retrouve dans L'Homme à sable de E.T.A. Hoffmann qui est écrivain et musicien, dessinateur aussi.