Art martialvignette|redresse|Miyamoto Musashi (1584-1645), ici représenté avec deux bokken, est l'un des plus fameux escrimeurs de l'Histoire, l'auteur du Livre des cinq anneaux, un classique de stratégie militaire, et le fondateur de l'école de sabre Hyōhō niten ichi ryū. Estampe d'Utagawa Kuniyoshi de la série des Histoires du sens du devoir et de la loyauté dans la revanche (vers 1847-1848).|alt=Estampe japonaise représentant un homme en armure avec deux sabres de bois, en position de combat.
Ju-jitsuLe , regroupe des techniques de combat qui furent développées par les samouraïs durant l'époque d'Edo. Elles enseignaient aux samouraïs et aux bushis à se défendre lorsque ceux-ci étaient désarmés lors d'un duel ou sur le champ de bataille. est l'une des plus anciennes écoles traditionnelles du Japon, ou koryū, à avoir enseigné le jūjutsu pendant l'ère Edo.
Arts martiaux japonaisLes termes arts martiaux japonais désignent une grande variété d'arts martiaux originaires du Japon. Ils traduisent au moins trois termes japonais couramment employés de manière interchangeable : budō, dont le sens littéral est « voie de la guerre », , et . Le premier terme, budō, est un terme moderne, et fait référence à la pratique des arts martiaux comme à un mode de vie, comprenant des dimensions à la fois physiques, morales et spirituelles. Les termes bujutsu et bugei ont des définitions plus restreintes, au moins dans leur usage historique propre.
IaidōL’ est un art martial d'origine japonaise basé sur l'action de dégainer le sabre et de frapper (de taille ou d'estoc) en un seul geste. Plus exactement, le but est d'exécuter une technique, avant l'adversaire, choisie en fonction du lieu et du contexte de la situation. Tout comme pour les autres budō, cette discipline se focalise principalement sur la perfection des mouvements et la démarche spirituelle (influence du zen), l'efficacité technique, quant à elle, devient de plus en plus importante au fur et à mesure que le pratiquant augmente en grade.
Katanavignette|redresse=1.3|Daishō (paire de sabres traditionnels portée par les samouraïs) détenu par le clan Uesugi (fin de la période Edo). Le est un sabre (arme blanche courbe à un seul tranchant) de plus de . Par extension, le terme katana sert souvent à désigner l'ensemble des sabres japonais (tachi, uchigatana, etc.). Symbole de la caste des samouraïs, le katana est une arme de taille (dont on utilise le tranchant) et d'estoc (dont on utilise la pointe) à deux mains.
Clé articulaireLa clé articulaire est une technique de combat consistant à amener l'articulation d'un adversaire au maximum de son amplitude afin de le forcer à l'abandon ou le neutraliser. On peut distinguer les clés par la direction de la force exercée sur l'articulation : flexion ; extension ou hyperextension ; torsion. Ces techniques sont pratiquées dans de nombreux arts martiaux, sports de combat, méthodes de défense personnelle et systèmes de combat militaire.
TantōApparu au cours de l'ère Heian, le est un sabre court faisant partie de la famille des sabres japonais. Il a la forme d'un katana légèrement courbe à un seul ou double tranchant dont la taille de la lame est inférieure à (un shaku, unité de mesure des longueurs japonaises). La structure du tantō est identique à celle d'un katana, à la différence près qu'il est bien plus court et souvent moins courbé.
JudoLe est un art martial, créé au Japon en 1882 par Jigorō Kanō en tant que pédagogie physique, mentale et morale. Par rapport au Kobudō, ou « voie martiale traditionnelle », le judo est ce qu'on appelle un shin budō, c'est-à-dire une « voie martiale moderne », dont une branche a évolué en sport de combat puis en sport olympique à l'occasion des Jeux olympiques de Tokyo de 1964. Détenant, à l'âge de , trois densho de maître d'arts martiaux (équivalents des menkyo, ou autorisations de délivrer l'enseignement), Jigorō Kanō adopta sa propre méthode, à laquelle il donna le nom de « jūdō kodōkan ».
Dojovignette|250 px|right|Un dojo de Kendo.Le Noma Dōjō en 2006 : certains éléments majeurs sont de l'époque Edo, mais celui-ci est démoli en 2007. vignette|250 px|Le Budo Collège belge, la plus ancienne école d'arts martiaux de Belgique (fondé en 1951) - La salle des miroirs. thumb|250 px|Le dojo de l'école royale d'arts martiaux Yama Arashi (山嵐), anciennement installé au Sablon à Bruxelles. Le est le lieu consacré à la pratique des budō ou à la méditation bouddhiste zen.
Cérémonie du thé japonaiseLa cérémonie du thé au Japon, ou « service japonais du thé », appelée , ou , ou encore (« voie du thé »), est un art traditionnel inspiré en partie par le bouddhisme zen. Durant celle-ci le thé vert en poudre, ou , est préparé de manière codifiée par un praticien expérimenté et servi à un petit groupe d'invités dans un cadre calme, ce qui, vu d'Occident, peut évoquer une cérémonie. Chanoyu (littéralement « eau chaude pour le thé »), se réfère habituellement à l'art, alors que sadō ou chadō (« chemin du thé ») représente l'étude ou la doctrine de la cérémonie du thé sur le mode d'une « voie » spirituelle.