AlphasyllabaireUn alphasyllabaire, ou abugida, est un ensemble de signes utilisés pour représenter les phonèmes d'une langue. Situé à mi-chemin entre un syllabaire et un alphabet, il consiste en des signes représentant des syllabes dotées d'une voyelle par défaut et d'autres signes, souvent annexes, modifiant, remplaçant ou supprimant cette voyelle par défaut. Le terme abugida provient du guèze አቡጊዳ, abouguida, formé d'après les quatre premiers signes de son écriture (comme « alphabet » d'après alpha et bêta).
Alphabet samaritainL’'alphabet samaritain' est l’alphabet utilisé par les Samaritains pour écrire les langues hébraïque, araméenne samaritaine (ou hébreu samaritain) et arabe. Bien que très souvent désigné comme un alphabet, c’est en fait un abjad, terme décrivant un système d'écriture ne notant que les consonnes de la langue (ou peu s’en faut), à la manière de l’écriture d’autres langues sémitiques. Il comprend 22 signes qui ne notent que les consonnes. Chaque signe, en plus de sa valeur phonétique, a aussi une valeur numérique.
Alphabet sogdienL'alphabet sogdien a été initialement utilisé pour écrire le sogdien, une langue iranienne orientale parlée en Sogdiane. Il a évolué à partir de l'alphabet syriaque. Il a été utilisé dans les plaines de l'Asie centrale depuis l'Iran jusqu'à la Chine entre l'an 100 et 1200. Tout comme les systèmes d'écriture dont il descend, l'alphabet sogdien peut être considéré comme un abjad, un alphabet qui ne note que les consonnes mais il présente aussi certaines caractéristiques d'un alphabet puisque certaines voyelles sont marquées.
Mozarabe (langue)On nomme mozarabe (en espagnol mozárabe ou romance andalusí) l'ensemble des dialectes romans parlés dans les royaumes musulmans d'Al-Andalus, entre les . Le mozarabe fut une langue d'usage familier de premier plan, utilisée tant par les Mozarabes, ou chrétiens arabisés jusqu'au , moment où s'intensifie le processus d'acculturation et de substitution linguistique au profit de l'arabe. La majorité de la population musulmane du pays parlait quant à elle un dialecte de l'arabe, l'arabo-andalou.
Consonne gutturaleEn phonétique articulatoire, une consonne gutturale (du latin guttur « gorge ») est une consonne dont le point d'articulation se situe dans la gorge ou l'arrière-bouche, et plus exactement vers le voile du palais. L'extension de ce terme est mal définie, de sorte qu'il tend à tomber en désuétude au profit de dénominations plus précises. Il reste parfois employé comme terme générique en phonologie pour désigner commodément un groupe de consonnes postérieures, lorsqu'il est utile de discuter de propriétés qu'elles ont en commun au sein d'une langue.
AljamiadoL’aljamiado, ou mieux la aljamiada ou aljamiat, est un adjectif dérivé du substantif espagnol la aljamía, lui-même de l’arabe al-âajamía ar (soit la « langue d’un âajam », c'est-à-dire la langue d’un non-Arabe voire d'un Persan et ici d'un hispanophone), et désigne le procédé qui consiste à écrire, au moyen de l’alphabet arabe, la langue romane des habitants de l’Espagne durant l'époque tardive d’Al-Andalus.
Abjad manichéenl'écriture manichéenne est un abjad (alphabet consonantique) utilisé principalement dans la religion manichéenne, une des religions de l'Empire perse, l'empire kouchan et la principale religion du khaganat ouïghour et du Royaume ouïghour de Qocho. La fonte Noto Sans Manichaean des polices Noto (généralement paquet noto-fonts sous Linux) comporte ces caractères. Cette écriture est comprise dans le bloc Manichaean de U+10AC0 à U+10AFF depuis la version 7 d'Unicode publiée en juillet 2014. manichéen manichéen