Âge d'or de l'Islamvignette|upright=1|Le palais de l’Alhambra à Grenade (Espagne). L’âge d’or de l'Islam est traditionnellement daté entre le milieu du . Durant cette période, les artistes, ingénieurs, érudits, poètes, philosophes, géographes et commerçants du monde islamique ont fortement contribué à l'agriculture, aux arts, à l'économie, à l'industrie, au droit, à la littérature, à la navigation, à la philosophie, aux sciences, à la sociologie et aux technologies.
Maison de la sagesseLes maisons de la sagesse (en bayt al-ḥikma, transcrit aussi par Dâr al-Hikma ou Beit Al-Hikma) sont apparues au début du dans le monde arabe. Bien que l'on ait encore du mal à cerner ces institutions, elles auraient associé, pour certains auteurs, des bibliothèques, des observatoires, des hôpitaux, des lieux de réunion et des centres de traduction d'ouvrages de cosmologie, d'astrologie, de mathématique, de philosophie, de poésie et d'histoire.
Église de l'OrientL'Église de Perse ou Église de l'Orient (ܥܕܬܐ ܕܡܕܢܚܐ, Ēdtāʾ d-Maḏenḥā), parfois appelée Église d'Assyrie ou Église de Mésopotamie, fut une des premières Églises chrétiennes. Selon la tradition, elle aurait été fondée par l'apôtre Thomas. D'abord dans la juridiction de l'Église d'Antioche, elle proclama son indépendance en 424 en tant que Catholicosat de Séleucie-Ctésiphon.
Claude GalienGalien (en grec ancien : Γαληνός / Galênós ; en latin : Claudius Galenus), né à Pergame en Asie Mineure en 129 et mort vers 201, est un médecin grec de l'Antiquité qui exerça à Pergame et à Rome où il soigna plusieurs empereurs. Auteur prolifique, il demeure dans l'histoire un personnage qui sut allier une puissance spéculative et une recherche passionnée des réalités médicales. En s'appuyant à la fois sur la raison (logos) et l'expérience (empeiria) qu'il appelle « ses deux jambes », il s'est efforcé tout au long de sa vie de construire un système explicatif global rassemblant les parties de l'art médical.
PhilosophieLa philosophie, du grec ancien (composé de , « aimer », et de , « sagesse, savoir »), signifiant littéralement « amour du savoir » et communément « amour de la sagesse », est une démarche qui vise à une compréhension du monde et de la vie par une réflexion rationnelle et critique. Cette réflexion n’est pas pour autant le propre d’un homme en particulier mais de tout homme dans sa dimension proprement humaine même si certains penseurs en ont fait le cœur de leur activité.
Traductions latines du XIIe siècleLa renaissance du est intimement liée à la recherche de nouveaux savoirs par les lettrés européens, aux franges grecques et arabes de l'Occident chrétien, en particulier dans l’Espagne musulmane et en Sicile où l'on note une intense activité de traduction. Des figures importantes comme Gérard de Crémone, Jacques de Venise ou Henri Aristippe mènent ainsi dans ces régions des entreprises de traduction abondantes.
Sciences arabesDans l'histoire des sciences, on désigne par sciences arabes, les sciences qui se sont épanouies en terres d'Islam entre le et le . L'adjectif « arabe » fait référence à la langue scientifique qui, à cette époque, permet de transmettre les connaissances scientifiques d'un bout à l'autre de l'empire arabo-musulman. Les sciences arabes se sont développées au Moyen Âge, dans le contexte politico-religieux de l'expansion arabe et musulmane. Le monde arabo-musulman est à son apogée scientifique du au milieu du : c’est l’« Âge d'or islamique ».
BukhtishuThe Bukhtīshūʿ (or Boḵtīšūʿ) were a family of either Persian or Eastern Christian physicians from the seventh, eighth, and ninth centuries, spanning six generations and 250 years. The Middle Persian-Syriac name which can be found as early as at the beginning of the 5th century refers to the eponymous ancestor of this "Syro-Persian Nestorian family". Some members of the family served as the personal physicians of Caliphs. Jurjis son of Bukht-Yishu was awarded 10,000 dinars by al-Mansur after attending to his malady in 765AD.
AristotélismeL'aristotélisme est le nom donné à la doctrine dérivée des œuvres d'Aristote, chez le philosophe persan Avicenne et le philosophe andalou Averroès notamment, puis progressivement adoptée aux et s par la scolastique, grâce à la réconciliation de la philosophie d'Aristote et du christianisme par saint Thomas d'Aquin. Le terme « aristotélicien » peut être employé dans le sens de « commentateur des œuvres d'Aristote » (qu'il soit aristotélicien comme Alexandre d'Aphrodise ou Averroès, ou néoplatonicien comme Ammonios, fils d'Hermias, ou Simplicios de Cilicie).
AvicenneIbn Sina (en persan : ابن سینا) connu en Occident sous le nom d'Avicenne (du latin médiéval Avicenna), est un philosophe et médecin persan, né le près de Boukhara, dans l'actuel Ouzbékistan et mort en à Hamadan (Iran). Il est l'auteur d'ouvrages de référence en médecine et en philosophie, ainsi que de sciences voisines, comme l'astronomie, l'alchimie, et la psychologie rédigés principalement en arabe classique. Ses disciples l'appelaient cheikh el-raïs, c'est-à-dire « prince des savants », Maître par excellence, ou encore le troisième maître (après Aristote et Al-Fārābī).