JuifsLes Juifs (en hébreu : יְהוּדִים / yehoudim, en grec ancien : / Ioudaĩoi, en latin : Iudaei, etc.) sont les membres d’un peuple lié à sa propre religion, le judaïsme et, au sens large du terme, à une appartenance ethnique même non religieuse. La tradition juive relie leur ascendance aux patriarches Abraham, Isaac et Jacob également appelé Israël. Ils peuplent la Judée et le royaume d'Israël, structurant leur quotidien autour de la Bible hébraïque, laquelle comprend les cinq Livres de la Torah attribués à Moïse, les Livres des prophètes ultérieurs et d’autres écrits.
Sha'haritthumb|right|200px|Le lieutenant Asael Lubotzky, membre des Forces armées israéliennes, prie avec des téfilines vignette|alt=Sha'harit, Années 1930|Sha'harit, Années 1930 L'office religieux de Sha'harit ou Chaharit (תפילת שחרית - Tefilat Cha'harit) est l'ensemble des prières du matin que chaque juif doit faire, qu'il soit grand ou petit, vieux ou jeune, tourné vers Jérusalem.
MoussafMoussaf (hébreu מוסף, rajout) est une prière juive récitée aux jours de joie fixés par la Torah tels que Pessa'h, Shavouot, Souccot ou Rosh HaChanna. Elle fut instaurée à l'instar du sacrifice en plus du sacrifice journalier que l'on sacrifiait au Temple à Jérusalem en ces jours. Cette prière peut être récitée à n'importe quel moment du jour (faire la différence entre jour et journée), bien que les juifs aient l'habitude de la réciter tout de suite après Sha'harit.
Minianvignette|Minian au Kotel. Dans le judaïsme, le minian, ou miniane, est le quorum de dix hommes adultes nécessaire à la récitation des prières les plus importantes de tout office ou de toute cérémonie (circoncision, mariage, deuil...). La Gémara (Berakhot 21 b) enseigne qu'« une personne seule ne peut dire la kedousha », car il ne peut l'atteindre à lui seul : celle-ci n'a de valeur qu'au sein et au service de la communauté. Quant au chiffre 10, c'est parce que sur les 12 explorateurs envoyés par Moïse, seuls Josué et Caleb revinrent enthousiastes.
Yamim NoraïmLes jours redoutables (ימים נוראים yamim noraïm) désignent dans le judaïsme une période mal définie, considérée comme particulièrement propice au repentir, alors même que l’humanité est en instance de jugement devant Dieu. Apparue au , la notion désigne tantôt une saison pénitentielle s’étalant du mois d’eloul à Yom Kippour voire à Hochana Rabba (le dernier jour de la fête de Souccot), tantôt les seules fêtes solennelles de Roch Hachana et Yom Kippour ou les dix jours entre ces deux fêtes.
Maariv (office)vignette|Prière du soir, A. Levy, 1883. L'office religieux de ʿArviṯ (hébreu : תפילת-מעריב Tefillaṯ-Maʿariv ou ערבית ʿArviṯ) est la prière du soir que chaque juif doit faire. L'on prie ʿArviṯ à partir du crépuscule jusqu'à, à priori, la moitié de la nuit. Lors des jours fériés, on commence ʿarviṯ au coucher du soleil et à la fin du jour ferié à la sortie des premières étoiles.
PiyyoutUn piyyout (au pluriel piyyoutim, en hébreu פיוט pijút et [pijutím], du grec ποιητής poiētḗs "poète") est un poème liturgique juif généralement destiné à être chanté ou récité pendant l'office, mais différent du psaume car non biblique. Il existe des piyyoutim depuis l'époque du temple de Jérusalem. La plupart sont en hébreu ou en araméen et utilisent une structure poétique tel un acrostiche suivant l'ordre de l'alphabet hébreu ou épelant le nom de l'auteur du piyyout.
Cantillation hébraïqueLa cantillation hébraïque est la prononciation soigneuse et nuancée de la hauteur musicale des voyelles de chaque mot d'un verset du Tanakh, la Bible hébraïque. Le ḥazzan, maître-cantillateur, utilise un répertoire de motifs musicaux traditionnels et stéréotypés, les tropes (du yiddish טראָפּ trop). Chaque trope se compose d'un motet initial destiné à cantiller les voyelles atones du mot, suivi d'un motet caudal plus développé servant à moduler la voyelle tonique des mots oxytons, la tonique et la post-tonique des mots paroxytons.
Mekhitsavignette|Synagogue de Pfaffenhoffen : les femmes sont derrière les hommes séparées par un treillage vignette|Séparation entre hommes et femmes au Kotel, 2012 Une mekhitsa (Hébreu: מחיצה, partition ou division) est une séparation instituée par la loi juive ou Halakha. La séparation existant entre les hommes et les femmes dans une synagogue est fondée sur un texte du Talmud (Soucca 51b, 52a) qui rappelle que dans le temple de Jérusalem hommes et femmes étaient séparés à l'occasion de la fête de Soukkot.
Prière dans le judaïsmeLa prière (תפילה tefilla, yiddish occidental : אורען oren, yiddish oriental : דאַווענען davenen, judéo-espagnol : oración) est considérée dans le judaïsme comme une prescription biblique et forme une importante part de sa pratique. Elle se substitue au culte du temple après la destruction de celui-ci, et est donc modelée sur celui-ci. Un jour ordinaire comprend par conséquent trois offices de prière auxquels s’ajoutent un office supplémentaire (moussaf) lors des chabbat, néoménies et jours de fête, et un office dit de clôture (ne’ila) propre au jour des propitiations.