Yi Jingvignette|upright=1.5|Le Yi Jing est souvent représenté par le taijitu entouré des huit trigrammes. Le Yi Jing (, également orthographié Yi King ou Yi-King), est un des classiques chinois, dont le titre peut se traduire par « Livre des mutations », « Classique des changements » ou « Canon des mutations » ou encore « Livre des transformations ». Il s'agit à l'origine d'un traité de divination, appelé Zhou Yi () c'est-à-dire « changements de Zhou », pour la raison que son élaboration date du millénaire avant l'ère chrétienne, époque des Zhou (1027-256 ).
Ba guaLe Ba gua, Bagua ou Pa Kua () est un diagramme octogonal comportant un trigramme différent sur chacun de ses côtés, correspondant chacun, à la fois, à une direction, à un état de la nature, un membre de la famille et un concept philosophique. C'est un concept philosophique fondamental de la Chine ancienne utilisé dans le taoïsme et le Yi Jing, mais aussi dans d'autres domaines de la culture chinoise, tels que le feng shui, les arts martiaux ou la navigation.
Taiji (philosophie)thumb|Tàijí yīnyáng tú (太極陰陽圖 / 太极阴阳图) thumb|Tàijí tú Le taiji, ou tàijí (hanzi traditionnel, kanji japonais et hanja coréen : 太極 ; chinois simplifié : 太极 ; pinyin : tài jí ; Wade-Giles : t'ai-chi ; romaji : taikyoku ; Hangul : 태극 ; romanisation révisée : tae.geug), généralement traduit en français par , est une notion essentielle de la cosmogonie chinoise. Il représente la poutre faîtière d'une toiture alliée à l'idée d'ultime, évoquant en philosophie chinoise l'idée de la suprême poutre faîtière de la structure de l'univers, la clef de voûte indifférenciée d'où apparaissent le yin et le yang.
TaijituLe taijitu () (figure du faîte suprême), encore appelé « symbole du Yin et du Yang » ou « symbole taoïste », est un symbole chinois associé au taoïsme et au néo-confucianisme. Ce sont les penseurs de ce dernier courant, en particulier Zhu Xi, qui l’ont popularisé à partir des Song sous la forme ci-contre, la plus généralement connue, parfois entourée des huit trigrammes (bāguà) (1). D’autres formes existent, dont celle décrite par Zhou Dunyi et utilisée pour la pratique de l’alchimie interne taoïste neidan.
Yin et yangthumb|Yin (fond noir) et Yang (fond blanc) Dans la philosophie chinoise et notamment le taoïsme, le 'yin' (, pinyin : yīn) et le yang (simplifié : 阳, traditionnel : 陽, pinyin : yáng) sont deux catégories qui, par leur complémentarité et leur opposition, se prêtent à une première analyse de tous les phénomènes de la vie et du cosmos. Il ne s'agit pas de substances fondamentales, ni de forces ou énergies, mais simplement une paire de concepts susceptible de préciser les composantes d'une quelconque dualité.
HuainanziLe Huainanzi ou Houai-nan tseu () désigne un ensemble de vingt-et-un chapitres traitant de sujets divers, rédigés au , sous les Han Occidentaux à l'initiative de Liu An (-179~-122), oncle de l’empereur Wudi et roi de Huainan, capitale Shòuchūn (), actuel xiàn de Shòu ), dans la province de l'Anhui, aux confins de l'ancien État de Chu.
Tao (culture)Tao est un terme de philosophie chinoise (en caractère chinois 道, dào signifiant « Être suprême, voie, chemin » ; prononciation en pinyin de mandarin : dào, en shanghaien : do ; prononcé dō ou tō en japonais et do (도) en coréen). Le tao est la « Mère du monde », le principe qui engendre tout ce qui existe, la force fondamentale qui coule en toutes choses de l’univers. C'est l’essence même de la réalité et par nature ineffable et indescriptible. Il est représenté par le taìjítú, symbole représentant l’unité au-delà de la dualité yin-yang.
NéoconfucianismeLe néoconfucianisme est un courant philosophique extrême-oriental qui prit son essor sous la dynastie chinoise Song et devint la version officielle du confucianisme du jusqu’au tout début du , malgré la concurrence du courant Hanxue à partir de la dynastie Qing. Le canon des Quatre Livres proposé par Zhu Xi, son principal promoteur, constituait la base des examens impériaux. Le néoconfucianisme pénétra au Vietnam, au Japon et en Corée, jouant un rôle particulièrement important dans ces deux derniers pays, où il reçut parfois une interprétation originale.
Tai-chi-chuanthumb|Taijitu . Le tai-chi-chuan ou tai chi ou taiji quan (, également prononcé en japonais taikyoku ken) est un art martial chinois dit « interne » (neijia) souvent réduit à une gymnastique de santé. Il peut aussi comporter une dimension spirituelle. Il a pour objet le travail de l'énergie appelée chi. thumb|Démonstration de tai-chi-chuan. Les origines du tai-chi-chuan sont encore mal connues et sources de nombreuses controverses. Pour mieux marquer son origine, il convient d'abord de le distinguer d'autres pratiques corporelles chinoises plus anciennes liées ou non au taoïsme.
Philosophie chinoiseLa philosophie chinoise rassemble divers courants de pensée essentiellement issus de trois traditions : le confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme. La philosophie chinoise plonge ses racines dans l'antiquité. On la fait remonter au Yi Jing, le fameux Livre des Mutations, qui est une grille de 64 états transitoires symbolisés par les hexagrammes et les nombreuses possibilités de transformations qu'ils proposent. La pensée de cette époque s'orientait vers l'observation de la nature et de ses cycles.