LégismeLe légisme ou école des Lois regroupe des penseurs chinois ayant vécu de la fin du jusqu'à la fin de la période des Royaumes combattants (). S'opposant au confucianisme, ils recommandent un gouvernement fort, fondé sur des lois connues de tous et non sur la bonté des hommes. Ils prônent l'absolutisme au moment où, en Chine, la féodalité est remise en question. Leur « réalisme politique » a mené à un exercice tyrannique du pouvoir, finalement rejeté et par la suite rarement revendiqué.
MoïsmeLe moïsme ou mohisme est l'ensemble des doctrines philosophiques d'une des « cent écoles » nées en Chine au cours de la période des Royaumes combattants. Elle tire son nom de celui de son fondateur : Mozi, c'est-à-dire « maître Mo » (479-381 av. J.-C.), qui prônait une société égalitaire. À une époque où les guerres faisaient rage en Chine, il était pacifiste. Ce courant, extrêmement populaire à l'époque des Royaumes combattants, ne laissa que peu de traces dans la pensée chinoise après l'avènement de Qin Shi Huangdi.
天天 est un sinogramme et un kanji. C'est un des plus anciens termes chinois pour le cosmos, et il représente un concept-clé des mythologie, philosophie et religion chinoises. Sous la dynastie Shang, le dieu Shang Di lui a été assimilé. Le culte céleste est resté le culte impérial officiel pendant tout l'Empire céleste. Tiān en est la transcription en hanyu pinyin. Il se lit, en japonais, テン (ten) en lecture on et あめ (ame) ou あま (ama) en lecture kun. Il fait partie des kyōiku kanji de année.
Philosophie chinoiseLa philosophie chinoise rassemble divers courants de pensée essentiellement issus de trois traditions : le confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme. La philosophie chinoise plonge ses racines dans l'antiquité. On la fait remonter au Yi Jing, le fameux Livre des Mutations, qui est une grille de 64 états transitoires symbolisés par les hexagrammes et les nombreuses possibilités de transformations qu'ils proposent. La pensée de cette époque s'orientait vers l'observation de la nature et de ses cycles.
Période des Royaumes combattantsLa période des Royaumes combattants () s'étend, dans l'histoire de la Chine, du à l'unification des royaumes chinois par la dynastie Qin en 221 av. J.-C. Ce nom lui est donné tardivement, par référence aux Stratagèmes des Royaumes combattants, ouvrage portant sur cette période. Elle correspond dans la chronologie dynastique à la fin de la période des Zhou orientaux (, 771-256 av. J.-C.).
École des NomsL'École des Noms (), parfois appelée École des Formes et Noms (), désigne divers cercles de pensée philosophique chinois datant de la période des Royaumes combattants et dérivant du mohisme Ces groupes de penseurs sont connus pour leurs paradoxes, tels que « un cheval blanc n'est pas un cheval » ou « un chien peut être considéré comme un mouton » et sont désignés sous le nom de bian zhe (litː dialecticiens), en référence à leur art de la controverse. La philosophie de l'École des Noms est souvent considérée comme étant similaire à celle des sophistes.
Cent écoles de penséeLes Cent écoles de pensée () représentent les philosophes et écoles de pensée qui fleurissent entre 770 et 221 av. J.-C. durant les périodes des Printemps et Automnes et des royaumes combattants, une ère de grande expansion culturelle et intellectuelle en Chine. Même si ces périodes sont chargées de chaos et de batailles sanglantes, elles sont considérées comme l'âge d'or de la philosophie chinoise puisqu'un large éventail de pensées et d'idées sont librement développées et discutées.
Lao TseuLao Tseu ou Lao-Tseu, Laozi ou Lao Zi (), plus communément appelé en Chine Tàishàng lǎojūn (), de son vrai nom Li Er (), aurait été un sage chinois et, selon la tradition, un contemporain de Confucius (milieu du – milieu du , fin de la période des Printemps et Automnes). Il est considéré a posteriori comme le père fondateur du taoïsme. Il serait né dans le pays de Chu du royaume des Zhou et serait parti pour une retraite spirituelle vers l’ouest de la Chine actuelle avec une destination inconnue.
Dynastie Xiavignette|Territoire supposé de la mythique dynastie Xia, autour du fleuve jaune La dynastie Xia () trouve sa source dans l'historiographie chinoise, en particulier le Classique des documents ( avant notre ère, soit entre 7 et 10 siècles après les événements). Ces textes, les plus anciens de l'historiographie chinoise, concernent la politique et l’administration des souverains de l’antiquité chinoise, depuis Yao. Cet empereur mythique aurait chargé Gun (), père de Yu le Grand, de lutter contre les inondations.
Incendie des livres et enterrement des lettrésIncendie des livres et enterrement des lettrés () est une expression chinoise faisant référence à l'autodafé (en 213 av. J.-C.) et à l'enterrement vivant de 460 lettrés confucéens (en 210 av. J.-C.), qu'aurait ordonnés en Chine Qin Shi Huang, le premier empereur de la dynastie Qin. Ces évènements auraient causé la perte de nombreux traités philosophiques des « cent écoles de pensée ».