ExégèseL’exégèse (en grec ancien , « explication ») est, en philologie, une étude approfondie et critique d'un texte. Son but est de déterminer ce que l’auteur voulait dire à ses destinataires. Les intentions, le contenu et les caractéristiques structurelles d’un texte doivent être clarifiés et rendus accessibles au lecteur. Les exégèses les plus connues sont celles des auteurs de l'Antiquité, tels Homère, Platon, Origène ou Aristote. Toutefois, dans le langage courant, le mot s'emploie dans le domaine religieux car les textes sacrés, tels la Bible et le Coran, font plus débat que les autres.
ToseftaLa Tossefta est une compilation de la loi orale, contemporaine à la Mishna, dont elle ne se veut que supplément ou annotation (hébreu : lehosif, « ajouter », et dans un second sens, « annoter»). Elle a donc été écrite aux alentours de 200 de l'ère courante. C'est une œuvre à visée essentiellement halakhique, dont la structure est quasiment identique à celle de la Mishna, avec une subdivision en ordres (sedarim) et traités (massekhtot) . Elle est écrite pour une bonne partie en hébreu mishnaïque, avec quelques traces de judéo-araméen.
AggadaL’Aggada (judéo-araméen : אגדה, « récitation ») ou Aggadata désigne les enseignements non législatifs de la tradition juive ainsi que le corpus de ces enseignements pris dans son entièreté. Ce corpus de la littérature rabbinique recouvre un ensemble hétéroclite de récits, mythes, homélies, anecdotes historiques, exhortations morales ou encore conseils pratiques dans différents domaines.
BaraïtaBaraïta (judéo-araméen ברייתא barayata, « extérieur » ; pl. baraïtot) est un terme générique désignant une tradition orale juive non incorporée dans la Mishna. Il peut s'appliquer à un ensemble des « enseignements extérieurs » (et s'écrit avec une majuscule) ou à l'un de ces enseignements lui-même (et s'écrit avec une minuscule).Les baraïtot sont généralement énoncées par les Tannaïm (docteurs de la Mishna), mais certaines tirent leur origine des Amoraïm (docteurs du Talmud).
SifraSifra (en araméen : סִפְרָא, ce qui signifie « livre ») est le Midrash halakha du Lévitique. Il est fréquemment cité dans le Talmud, et son étude suivait celle de la Mishna, ainsi qu'il apparaît dans Tanhuma, cité dans Or Zaroua, i. 7b. De même que le Livre du Lévitique lui-même, le midrash est quelquefois appelé "Torat Cohanim" (Ḳid. 33a; Sanh. 103b; Cant. R. vi. 8), et dans deux passages aussi "Sifra debe Rab" (Ber. 11b, 18b). Maïmonide, dans l'introduction de son Yad ha-Ḥazaḳah, et d'autres, cités par Friedmann, dans l'introduction de son édition du Mekhilta (p.
Littérature rabbiniqueLa littérature rabbinique comprend tout ce qui fut écrit par les rabbins du Moyen Âge à nos jours. Les Juifs distinguent traditionnellement la Sifrout 'Hazal (« littérature de nos Sages, de mémoire bénie »), couvrant la période d'élaboration de la Mishna à la clôture du Talmud, des écrits rabbiniques ultérieurs, la littérature rabbinique proprement dite. La définition académique du terme n'inclut à l'inverse que le Talmud, le Midrash et œuvres satellites, et exclut les œuvres de composition plus tardive.
GémaraLa Gémara ou guemara (mot signifiant « achèvement, perfection » en hébreu, ou « étude » en araméen, langue dans laquelle est rédigé cet ouvrage) est un commentaire de la Mishna qui la relie plus clairement au Tanakh. Les auteurs de la Gémara sont appelés les Amoraïm (« ceux qui parlent » ou « ceux qui expliquent »). Elle fut rédigée simultanément, au , en Galilée et en Mésopotamie, notamment sous l'impulsion de Rav Achi et . La Michna hébraïque et la Gémara araméenne constituent le Talmud.
Sefer HaZoharLe Sepher ha-Zohar (Livre de la Splendeur), aussi appelé Zohar (זֹהַר), est l'œuvre maîtresse de la Kabbale, rédigée en araméen. La paternité en est discutée : il est traditionnellement attribué à Rabbi Shimon bar Yohaï, Tana du . La recherche académique suggère aujourd'hui qu'il pourrait avoir été rédigé par Moïse de León ou par son entourage entre 1270 et 1280, en compilant une tradition orale. Il s'agit d'une exégèse ésotérique de la Torah.
TannaïmLes tannaïm (judéo-araméen : תנאים, singulier Tanna, « répétiteur ») sont, au sens large, les Sages dont les opinions sont rapportées dans la Mishna et, au sens restreint ceux qui l'ont codifiée. Leur ère, dite « tannaïtique » ou « mishnaïque », s'étend donc, selon la définition, de la période du Second Temple (approximativement 520 AEC), ou des débuts de l'ère commune à 200 EC, date à laquelle la Mishna est clôturée dans l'académie de Juda Hanassi.
Exode hors d'Égyptevignette|upright=1.2|Carte de la Route des Israëlites dans les déserts pour parvenir à la Terre de Canaan. A. Toussaint, 1834. L’Exode d'Israël hors d'Égypte (hébreu : he Yetsi'at Mitzrayim, « la sortie d'Égypte ») est un récit biblique selon lequel les Hébreux, réduits en esclavage par l’Égypte, s’en émancipent pour revenir, sous la conduite de Moïse et Aaron, dans le pays de Canaan et en prendre possession en vertu de la promesse divine faite à leurs ancêtres.