NormativitéAu niveau sémantique, le mot de normativité désigne le caractère normatif d'un discours, d'un comportement ou d'une institution Au niveau conceptuel, la notion de normativité renvoie au pouvoir d'imposer des normes que l'on suppose à l'autorité qui produit et diffuse (consciemment ou non) des normes. La notion de normativité s'applique traditionnellement à plusieurs domaines différents sans qu'il y ait de théorie unique pour unifier ces usages : dans le domaine du droit, la normativité de la coutume est étudiée pour comprendre comment l'accumulation de certaines décisions "au cas par cas" peuvent faire jurisprudence et finalement créer un nouveau droit.
Distinction fait-valeurLa distinction fait-valeur est au cœur des débats épistémologiques sur la possibilité de l'objectivité dans les sciences. Elle recoupe partiellement la distinction entre énoncés descriptifs et prescriptifs, sans toutefois nécessairement coïncider avec celle-ci. Le Cercle de Vienne, défenseur, dans la première moitié du , du positivisme logique, affirmait que l'on pouvait distinguer de façon tranchée entre les jugements factuels et les jugements de valeur.
Norm (philosophy)Norms are concepts (sentences) of practical import, oriented to affecting an action, rather than conceptual abstractions that describe, explain, and express. Normative sentences imply "ought-to" types of statements and assertions, in distinction to sentences that provide "is" types of statements and assertions. Common normative sentences include commands, permissions, and prohibitions; common normative abstract concepts include sincerity, justification, and honesty.
Naturalisme moralEn méta-éthique, le naturalisme moral est la théorie selon laquelle les jugements moraux sont réductibles à des jugements factuels et empiriques, de type scientifique. Le naturalisme moral ne reconnaît pas l'autonomie de l'éthique à l'égard du monde naturel ou physique et considère que les explications ou justifications morales ne sont pas pertinentes en tant que telles. Le naturalisme moral repose sur une conception du sujet humain issue de la philosophie morale de David Hume.
Paralogisme naturalisteUn paralogisme naturaliste est une faute de logique consistant à confondre un jugement de fait avec un jugement normatif. Le paralogisme naturaliste passe donc du jugement « x fait y » au jugement « x doit faire y ». Il s'agit d'une erreur de logique que l'on retrouve surtout en éthique lorsque l'on fonde un jugement normatif sur un état de fait. En renversant l'ordre de ce paralogisme, on obtient un paralogisme moraliste, qui consiste à dire qu'une chose existe parce qu'elle est moralement bonne et à présupposer a priori son existence au nom d'un jugement moral.
Normative statementIn many disciplines, including economics and philosophy, a normative statement expresses a value judgment about the desirability of a situation. Whereas a descriptive statement (also known as a positive statement) is meant to describe the world as it is, a normative statement is meant to talk about the world as it should be. For instance, "the world would be a better place if the moon were made of green cheese" is a normative statement because it expresses a judgment about what ought to be.
Appel à la naturethumb|Une version marketing de l'appel à la nature : quatre marques de charcuterie utilisent le mot dans un supermarché de New Market (Maryland). L'invocation de la nature (en latin la) est un procédé rhétorique qui suppose qu'une chose est bonne car naturelle, ou mauvaise car non naturelle. Sans définir ce qu'on entend par nature ou sans analyser le contenu de l'argumentation, ce procédé peut relever du sophisme génétique. Cette expression est une mention élogieuse et même une obligation morale utilisée depuis l'Antiquité.
Éthique à NicomaqueL’Éthique à Nicomaque (en Ἠθικὰ Νικομάχεια, Ethiká Nikomácheia) est un ouvrage d'Aristote qui traite de l'éthique, de la politique et de l'économie. Il est, avec l’Éthique à Eudème et la Grande Morale (Magna Moralia, d'authenticité douteuse), l'un des trois principaux livres exposant la philosophie morale d'Aristote. Aristote se propose ici de rechercher le sens ultime de la vie humaine, le souverain bien, c'est-à-dire le bonheur. Cette interrogation le pousse à s'interroger sur le genre de vie et les conduites les plus susceptibles de rendre heureux.
Non-cognitivismeLe non-cognitivisme est une théorie méta-éthique selon laquelle les phrases morales n'expriment pas de propositions (c'est-à-dire d'affirmations) et ne peuvent donc être vraies ou fausses. Un non-cognitiviste nie la prétention cognitiviste selon laquelle les « jugements moraux sont capables d'être objectivement vrais parce qu'ils décrivent certaines caractéristiques du monde ». Si les affirmations morales ne peuvent être vraies et si on ne peut connaître quelque chose qui n'est pas vrai, le non-cognitivisme implique que la connaissance morale est impossible.
Méta-éthiqueLa méta-éthique désigne la partie de la philosophie morale qui analyse les concepts fondamentaux de l'éthique, leurs présupposés épistémologiques et leur signification. Elle va de pair avec l'éthique normative, dont elle est censée définir les fondements. La méta-éthique s'intéresse par exemple à la signification de concepts moraux comme bon, juste, devoir, mais aussi conscience morale, fin ; elle est aussi appelée pour cette raison éthique analytique. Il existe deux grands courants qui se recoupent en partie : le non-cognitivisme et le cognitivisme moral.