Parcheminthumb|200px|Parchemin présentant la Gesta Danorum de Saxo Grammaticus Un parchemin est une peau d'animal, généralement de mouton, parfois de chèvre ou de veau, qui est apprêtée spécialement pour servir de support à l'écriture. Par extension, il en est venu à désigner aussi tout document écrit sur ce type de support. Il peut aussi être utilisé en peinture, en reliure, dans la facture instrumentale de certains instruments (tambours, grosses caisses) et dans la gainerie d'ameublement.
Miniature (enluminure)Une miniature est une peinture figurée indépendante, non attachée à une initiale, servant à enluminer un livre, généralement manuscrit, et destinée à illustrer le texte. vignette|Miniaturistes ottomans, entre 1595 et 1603. Le mot miniature vient du latin miniare qui signifie « écrire au minium ». Au Moyen Âge, le calligraphe qui utilisait cet oxyde était appelé en latin miniator. Lorsque cette pratique s'est développée avec l'emploi de l'or et de l'argent dans les pigments, cet art devient celui de l'enluminure ; le miniateur devient un enlumineur.
Renaissance carolingiennethumb|Raban Maur (gauche), présenté par Alcuin (centre), dédicace son œuvre à l'archevêque Otgar de Mayence (droite). Liber de laudibus Sanctae Crucis, manuscrit de Fulda, vers 831-840. La renaissance carolingienne (ou réforme carolingienne) est une période de renouveau de la culture et des études en Occident sous les empereurs carolingiens, aux . Sous Charlemagne (768-814), Louis le Pieux (814-840) et Charles le Chauve (843-877) principalement, des progrès sensibles sont effectués dans le monde des écoles chrétiennes, tandis que la cour attire des lettrés influents, dont Alcuin, Éginhard, Raban Maur, Dungal ou Jean Scot Érigène.
Bibliothèque d'AlexandrieLa bibliothèque d'Alexandrie, fondée à Alexandrie, en Égypte, en 288 avant notre ère et définitivement détruite entre 48 avant notre ère et 642 après, est la plus célèbre bibliothèque de l'Antiquité et réunissait les ouvrages les plus importants de l'époque. La bibliothèque faisait partie d'un ensemble plus vaste nommé le Mouseîon dédié aux Muses, les neuf déesses des arts. La librairie acquiert rapidement de nombreux rouleaux de papyrus grâce à la politique volontariste des rois ptolémaïques, on estime leur nombre entre et à son apogée.
Scriptoriumthumb|Saint Matthieu travaillant sur une illustration dans un scriptorium médiéval. vignette|Certains ordres de type semi-érémitique ne possèdent pas de véritable scriptorium : chaque moine peut s'exercer à l'activité de copiste dans la solitude de sa cellule. Dans son sens le plus étroit, le scriptorium désigne l'atelier d'une abbaye où se confectionnent des manuscrits, le plus souvent avant l'introduction de l'imprimerie en Occident, depuis la préparation du support, l'écriture par les moines scribes et copistes, la décoration par les enlumineurs, et la reliure.
Aztèquesvignette|redresse=1.3|La vallée de Mexico à l'arrivée des conquistadors, au début du . Les Aztèques, ou Mexicas (du nom de leur capitale, Mexico-Tenochtitlan), étaient un peuple amérindien du groupe nahua, c'est-à-dire de langue nahuatl. Ils s'étaient définitivement sédentarisés dans le plateau central du Mexique, dans la vallée de Mexico, sur une île du lac Texcoco, vers le début du . Au début du , ils avaient atteint un niveau de civilisation parmi les plus avancés d'Amérique et dominaient, avec les autres membres de leur Triple alliance, le plus vaste empire de la Mésoamérique postclassique.
Minuscule carolineLa minuscule caroline est une écriture apparue au , vers 780 sous l'impulsion de Charlemagne, dans l’école palatine tenue par Alcuin. Elle se diffuse ensuite depuis l'abbaye Saint-Martin de Tours où l'érudit s'est retiré à la fin de sa vie. Puis elle se répand dans tout l'Empire par les codices, les capitulaires et divers textes religieux avant d'évoluer vers l'écriture gothique au . Elle présente des formes rondes et régulières qui la rendent plus facile à lire et à écrire que la minuscule mérovingienne.
Codex aztèquethumb|Page 13 du codex Borbonicus. Un codex aztèque est un codex mésoaméricain rédigé par des tlacuiloani aztèques en écriture aztèque, à l'époque préhispanique ou coloniale. Les codex qui ont survécu à la conquête de l'Empire aztèque et aux autodafés organisés par les prêtres espagnols sont les codex Azcatitlan, Borbonicus, Boturini, Magliabechiano, Mendoza, Moctezuma, Ríos, Telleriano-Remensis et le Tonalamatl Aubin. Codex Borgia - codex préhispanique de rituels.
OxyrhynqueOxyrhynque est le nom francisé d'Oxyrhynchos ou Oxyrhinchus (du Ὀξύρυγχος : nez pointu) de la ville antique de Per-Medjed (Pr-mḏd) sur la rive ouest du Nil, à environ cent soixante kilomètres au sud du Caire et capitale du de Haute-Égypte, le Nome des Deux sceptres (wȝb.wj). Cette ville s'appelle aujourd'hui El-Behneseh (ou Al-Bahnasah), et doit sa célébrité aux nombreux papyrus qu'on y découvrit (voir Papyrus d'Oxyrhynque).
Papier d'amateLe papier d'amate (de l'espagnol , lui-même du nahuatl ) désigne une sorte de papier fabriqué à partir de fibres végétales, en usage dans les cultures mésoaméricaines. Par extension il désigne aussi les livres ou codices fabriqués à partir de ce papier. Les Mayas utilisaient un mot qui leur était propre, , qui, à l'instar du mot nahuatl, peut désigner le papier ou le livre. Sur la base des écrits du chroniqueur espagnol Motolinia, on a longtemps cru à tort que le papier était fabriqué à partir de fibres de maguey.