OrganonL'Organon (« outil » ou « instrument » en grec ancien) est le nom scolastique utilisé pour désigner un ensemble de traités, principalement de logique, attribués à Aristote. Le titre d'Organon n'est pas d'Aristote ; il est mentionné pour la première fois par Diogène Laërce. Le fait même d'utiliser le terme d'« instrument » pour désigner les traités logiques d'Aristote n'est pas neutre, mais prend place dans le cadre d'un débat philosophique, les stoïciens affirmant que la logique constitue une part entière de la philosophie, tandis que les péripatéticiens tardifs du Lycée considéraient qu'il ne s'agissait que d'un outil.
Idéalisme allemandvignette|Les philosophes de l'idéalisme allemand. Kant (en haut à gauche), Fichte (en haut à droite), Schelling (en bas à gauche), Hegel (en bas à droite) Lidéalisme allemand est le nom générique que l'on donne à un ensemble de philosophies développées en Allemagne à la fin du et au début du . Ses principaux représentants sont : Emmanuel Kant (1724-1804), Johann Gottlieb Fichte (1762-1814), Georg Wilhelm Friedrich Hegel (1770-1831) et Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling (1775-1854).
Empirismevignette|Roger Bacon, philosophe scolastique, précurseur de l’empirisme sous sa forme moderne. L'empirisme désigne un ensemble de théories philosophiques qui font de l'expérience sensible l'origine de toute connaissance ou croyance et de tout plaisir esthétique. L'empirisme s'oppose en particulier à l'innéisme et plus généralement au rationalisme « nativiste » pour lesquels nous disposerions de connaissances, idées ou principes avant toute expérience.
MonadologieLa Monadologie est une œuvre philosophique traitant de métaphysique écrite par le philosophe, mathématicien et savant polymathe allemand Gottfried Wilhelm Leibniz en 1714, en français. La place qu'elle occupe dans la carrière de Leibniz (qui meurt deux ans après sa rédaction), ainsi que la synthèse qu'elle opère des différents thèmes de la métaphysique leibnizienne, en font une œuvre majeure de cet auteur. Comme son titre l’indique, et comme Leibniz l’annonce dès le premier paragraphe, cet ouvrage a pour sujet la monade.
IntuitionL'intuition est un mode de connaissance, de pensée ou de jugement, conçu comme immédiat (au sens de direct) ; selon les acceptions, c'est un processus ou une faculté de l'esprit. Définie de plusieurs manières en philosophie ainsi qu'en psychologie, l’intuition serait le fait de pressentir ou comprendre quelque chose sans analyse ni raisonnement. L'intuition peut être supra-rationnelle ou infra-rationnelle. Son domaine est large : il concerne aussi bien la connaissance proprement dite (métaphysique ou représentation du monde) que les sentiments (sur les choses) ou les motivations (à agir).
Causalitévignette|Exemple classique de la chute d'un domino causé par la chute d'un autre. En science, en philosophie et dans le langage courant, la causalité désigne la relation de cause à effet. la cause, corrélat de l'effet, c'est . C'est ce qui produit l'effet ; la causalité est le . Autrement dit, la causalité est l'influence par laquelle un événement, un processus, un état ou un objet (une cause) contribue à la production d'un autre événement, processus, état ou objet (un effet) considéré comme sa conséquence.
Mondes possiblesright|thumb|Le triangle de Penrose, un objet impossible... dans notre monde. thumb|right|Exemple de construction du triangle de Penrose dans la réalité (cassure). Les théories des mondes possibles sont des théories élaborant la possibilité qu'existent d'autres mondes que le nôtre. Elles sont issues de la sémantique de Kripke qui est à l'origine de nombreuses réflexions métaphysiques.
Premiers AnalytiquesLes Premiers Analytiques sont un ouvrage d'Aristote et constituent le troisième livre de l’Organon et la première partie des Analytiques. Aristote y développe l'essentiel de sa logique et de la syllogistique qui constitue la naissance de la logique comme discipline formelle. Premiers analytiques, trad. Jules Barthélemy-Saint-Hilaire Premiers analytiques, trad. Jules Tricot, Vrin. Günther Patzig, Die aristotelische Syllogistik. Logisch-philologische Untersuchung über das Buch A der "Ersten Analytik", éd.
Hume's forkHume's fork, in epistemology, is a tenet elaborating upon British empiricist philosopher David Hume's emphatic, 1730s division between "relations of ideas" and "matters of fact." (Alternatively, Hume's fork may refer to what is otherwise termed Hume's law, a tenet of ethics.) As phrased in Immanuel Kant's 1780s characterization of Hume's thesis, and furthered in the 1930s by the logical empiricists, Hume's fork asserts that all statements are exclusively either "analytic a priori" or "synthetic a posteriori," which, respectively, are universally true by mere definition or, however apparently probable, are unknowable without exact experience.
Deux dogmes de l'empirismeDeux Dogmes de l'empirisme (Two Dogmas of Empiricism) est un article de W. V. O. Quine publié en 1951 dans The Philosophical Review, puis réédité en 1961 sous une forme légèrement modifiée dans le livre de Quine intitulé From a Logical Point of View. Il s'agit d'un des textes les plus célèbres de la philosophie analytique au . Dans cet article, Quine critique deux aspects centraux du positivisme logique. Le premier est la distinction entre vérités analytiques et vérités synthétiques : il y aurait des propositions vraies indépendamment des faits, qui seraient vraies en vertu de leur seule signification.