HydrofluoroléfineUne hydrofluoroléfine (HFO) ou un hydrofluoroalcène est un composé organique, dérivé fluoré des alcènes. Les HFO sont constitués d'un squelette carboné contenant au moins une liaison double carbone-carbone (alcène), dont l'un ou plusieurs atomes d'hydrogène ont été substitués par un/des atome(s) de fluor, mais pas la totalité. Ils se distinguent des hydrofluorocarbures (HFC) par la présence de cette double liaison. Les HFO sont développés pour être la « quatrième génération » de fluides frigorigènes (réfrigérants), avec un potentiel de réchauffement global (PRG) plus faible que celui des HFC.
ChlorodifluorométhaneLe chlorodifluorométhane, CHClF2 ou R22 selon la liste de réfrigérants, est un hydrochlorofluorocarbure (HCFC). Il est aussi connu sous les appellations HCFC-22, R22, ou fréon 22, et est utilisé généralement dans des applications de climatisation. Le chlorodifluorométhane a été employé la première fois comme alternative au R11 et R12. Son potentiel de déplétion ozonique est de 0,05, et figure parmi les plus bas pour les halogénoalcanes contenant du chlore.
Destruction de la couche d'ozoneLa destruction (ou dégradation) de la couche d'ozone est un amincissement voire une disparition de cette couche qui résulte d'un déséquilibre entre la production et la destruction de l’ozone dans la stratosphère. L'épaisseur de la couche d'ozone est mesurée en unité Dobson (DU), 1 DU correspondant à molécules d'ozone par mètre carré. Elle varie autour du globe en fonction de la latitude et des saisons. La couche est mince au niveau de l’équateur (environ 270 DU) et plus épaisse au niveau des pôles (environ 300 DU), elle est plus mince en automne et plus épaisse au printemps.
Potentiel de réchauffement globalLe potentiel de réchauffement global (PRG) est le pouvoir réchauffant d'un gaz, rapporté au pouvoir réchauffant de la même masse de dioxyde de carbone. C'est un facteur de conversion utilisé pour comparer les impacts relatifs de différents gaz à effet de serre sur le réchauffement climatique en se fondant sur leur forçage radiatif cumulé sur une période donnée.
Protocole de KyotoLe protocole de Kyoto est un accord international visant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et qui vient s'ajouter à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques dont les pays participants se rencontrent une fois par an depuis 1995. Signé le lors de la troisième conférence des parties à la convention (COP 3) à Kyoto, au Japon, il est entré en vigueur le « au quatre-vingt dixième jour après la date à laquelle au moins 55 parties à la Convention, incluant les parties « Annexe I » qui comptaient en 1990 un total d'au moins 55 % des émissions de de ce groupe, avaient déposé leurs instruments de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’accession ».
Forçage radiatifEn climatologie, le forçage radiatif est approximativement défini comme la différence entre la puissance radiative reçue et la puissance radiative émise par un système climatique donné, comme le système Terre. Un forçage radiatif positif tend à réchauffer le système (plus d'énergie reçue qu'émise), alors qu'un forçage radiatif négatif va dans le sens d'un refroidissement (plus d'énergie perdue que reçue). Ce terme prend une définition légèrement différente et possède une importance capitale dans les questions liées aux changements climatiques.
Gaz fluoréLes gaz fluorés font partie de la catégorie des fluorocarbures (FC). Ce sont des gaz à effet de serre et/ou qui dégradent la couche stratosphérique d'ozone qui protège la vie terrestre d'un excès d'ultraviolets. Ils sont communément classés en cinq catégories : les chlorofluorocarbures (CFC) ; les hydrochlorofluorocarbures (HCFC) ; les hydrofluorocarbures (HFC) ; les perfluorocarbures (PFC) ; l'hexafluorure de soufre (). Il existe aussi d'autres catégories de gaz fluorés, moins présentes sur le plan environnemental : les bromofluorocarbures ; les éthers fluorés ; le trifluorure d'azote ().