Pensée de groupeLa pensée de groupe (en anglais groupthink) est un phénomène psycho-sociologique de pseudo-consensus survenant parfois lorsqu'un groupe se réunit pour penser et prendre une décision : le groupe se donne l'illusion de penser un problème et de parvenir à une décision pertinente alors qu'en réalité la pensée individuelle et collective est paralysée par des mécanismes nocifs de dynamique de groupe. Le phénomène a été décrit par William H. Whyte dans Fortune en 1952.
Paradoxe d'AbileneLe paradoxe d’Abilene, exposé par le sociologue , concerne la relation à la prise de décision au sein d'un groupe et est le résultat d'un phénomène de pensée de groupe. Présenté dans son ouvrage The Abilene Paradox and Other Meditations on Management, il est une illustration de la difficulté d’un groupe à prendre une décision et gérer collectivement son accord. Dans la fable que propose Jerry Harvey, aucun des quatre membres d'un groupe ne souhaitait se rendre à Abilene mais, par crainte de s’offenser et de se contredire mutuellement, ils y finissent tous.
Spirale du silenceLa spirale du silence est une théorie sociologique et de science politique formulée par la sociologue allemande Elisabeth Noelle-Neumann en 1974. Elle s'intéresse à l'influence de l'opinion publique et des médias sur les choix des individus. La thèse d'Elisabeth Noelle-Neumann, publiée en 1974, se base sur le constat que l'individu est sensible à son environnement social. Si ses opinions se retrouvent à contre-courant de l'opinion publique, véhiculée par les médias de masse, l'individu, face à la crainte de se retrouver isolé dans son environnement social, aura tendance à taire son avis.
Falsification de préférencesLa falsification des préférences est l'acte de déformer une préférence sous la pression perçue venue du public. Cela implique la sélection d'une préférence exprimée publiquement qui diffère de la préférence privée intérieure de l'individu (ou simplement, une préférence publique en contradiction avec sa préférence privée). Les individus se communiquent fréquemment des préférences qui diffèrent de ceux, par exemple, qu'ils voudraient communiquer en privé sous la promesse crédible de l'anonymat.
Conformismevignette|Rassemblement spontané à Sydney (2003). Le conformisme est une attitude très largement étudiée en sciences sociales qui correspond à un comportement qui est en accord avec ce qui est attendu d'un individu ou d'un groupe dans une situation donnée : être conforme veut dire ne pas dévier de la norme admise, ne pas prendre une liberté en agissant de façon différente de ce qui est attendu, socialement. Il existe différentes formes de conformisme, qui impliquent les individus de manière plus ou moins forte.
Norme socialevignette|Se serrer la main entre adversaires sportifs, ici pour un match de tennis, est un exemple de norme sociale. Une norme sociale réfère à une façon de faire ou d'agir, une règle de conduite tacite ou écrite, qui a prévalence dans une société ou un groupe social donné. Elle est légitimée par des habitudes, des valeurs, des croyances partagées au sein d'un collectif donné, ainsi que par le contrôle social exercé.