Échec et matL'échec et mat ou plus souvent mat est, au jeu d'échecs, une situation dans laquelle un roi est menacé de capture au prochain coup et pour laquelle aucune parade n'est possible pour l'éviter. La partie prend alors fin immédiatement (le roi n'est jamais capturé) et le joueur qui inflige le mat en est déclaré vainqueur. Vers le , au Chaturanga, l’ancêtre du jeu d'échecs moderne, la capture du roi mettait fin à la partie. Vers le , les Perses introduisent le concept de l'annonce de la menace sur le roi adverse, pour éviter les fins de parties prématurées.
Notation algébriqueLa notation algébrique est un système de description des coups joués aux échecs qui a été présenté la première fois en 1737 par Philippe Stamma dans un Essai sur le jeu des échecs, et repris dans son livre Le Noble Jeu des Échecs. Mais ces œuvres sont restées plus ou moins dans l'ombre à la suite de sa défaite face à Philidor, dont le célèbre manuel L'Analyse du Jeu des Échecs, utilisait une forme littérale. La notation algébrique a donc mis longtemps à s'imposer, avant de devenir la notation officielle de la Fédération internationale des échecs.
Roi (échecs)thumb|right|120px|Un roi du jeu de pièces Staunton. Le roi (♔, ♚) est la pièce clé du jeu d'échecs. Si le roi d'un joueur est menacé de capture au prochain coup de façon imparable, il est dit échec et mat et le joueur concerné perd la partie. Dans une partie d'échecs classique, la partie commence avec le roi blanc au centre-droit de la première rangée (flanqué à gauche par sa dame et à droite par son fou), et avec le roi noir en face du roi blanc sur la même colonne. En notation algébrique, le roi blanc est en e1 et le roi noir en e8.
Échecsvignette|Anand - Kramnik, championnat du monde en 2008. vignette|Une partie simultanée donnée par le GM ukrainien Andrij Maksimenko à Toruń, Pologne. vignette|Enluminure, Liber de Moribus, vers 1300. vignette|Joueurs sur un échiquier géant à Lugano, Suisse. alt=Propriété exclusive de Thelma Ackermann. |vignette|Famille de la noblesse française jouant aux échecs dans les années 1860, carte de visite.
Bobby FischerRobert James Fischer, dit Bobby Fischer, né le à Chicago aux États-Unis et mort le à Reykjavik en Islande, est un joueur d'échecs américain, naturalisé islandais en 2005. Champion des États-Unis à quatorze ans en janvier 1958, Fischer devint, en 1972, champion du monde en remportant, sur fond de guerre froide, le « match du siècle » à Reykjavik face au joueur soviétique Boris Spassky. Fischer contribua de façon décisive, par ses revendications (parfois excessives) lors des tournois, à l'amélioration de la condition de joueur d'échecs professionnel, tant du point de vue financier que de l'organisation matérielle des tournois.
Table de finalevignette|redresse=1|Une interface typique pour interroger une table de finale. Une table de finale (en anglais : ) est une base de données informatisée qui contient une analyse exhaustive et précalculée des positions de fins de partie du jeu d'échecs. Elle est généralement utilisé par un moteur d'échecs informatique pendant le jeu, ou par un humain ou un ordinateur qui analyse rétrospectivement une partie qui a déjà été jouée. La table de finale contient des positions de finales et leur évaluation (partie nulle, ou distance jusqu'au mat).
Cavalier (échecs)Le cavalier (♘, ♞), parfois appelé cheval est une pièce du jeu d'échecs, habituellement représentée par une tête de cheval. Chacun des joueurs commence avec deux cavaliers, placés en b1 et g1 pour les blancs, et b8 et g8 pour les noirs. Le déplacement du cavalier est original. Il se déplace en L, c’est-à-dire de deux cases dans une direction (comme une Tour) combinées avec une case perpendiculairement (toujours comme une Tour). Xavier Tartakower, dans son Bréviaire des échecs, rapporte la définition suivante de la marche du cavalier due à Delangre : .
Tour (échecs)La tour (♖, ♜) est une pièce du jeu d'échecs. La tour peut se déplacer horizontalement ou verticalement. Cette pièce est à longue portée, c'est-à-dire qu'elle peut être déplacée d'autant de cases qu'on le souhaite, sans pouvoir sauter par-dessus une autre pièce. Le rayon d'action de la tour, contrairement à celui du fou, ne dépend pas de sa place sur l'échiquier. En effet, une tour, qu'elle soit placée en a1, d8 ou e4, contrôlera toujours le même nombre de cases : 14 ; et le fait d'être centralisée, au contraire des autres pièces, n'influe pas sur l'efficacité de la tour.
Moteur d'échecsUn moteur d'échecs ou module d'échecs désigne un programme informatique d'échecs. Un moteur d'échecs contient le code informatique, l’algorithme, qui calcule le meilleur coup dans une position donnée. Ces programmes sont différents entre eux, ont un style de jeu paramétrable, un nom et des systèmes d’évaluations spécifiques, en bref ils ont une « personnalité ». Il en existe de tout niveau. Ils peuvent être commerciaux, open source ou libres. Il faut distinguer linterface graphique du moteur d'échecs.
Pièce (échecs)Les pièces du jeu d'échecs sont les figurines permettant aux joueurs de visualiser leurs forces sur un échiquier. Au début du jeu, chaque joueur possède seize pièces de même couleur (blanche ou noire). Il y a six types de pièces : vignette|250px|de gauche à droite : roi, dame, fou, tour, cavalier et pion. vignette|250px|jeu de pièces Staunton, de gauche à droite : roi, tour, dame, pion, cavalier et fou.