Nouvelle économie classiqueLa nouvelle économie classique (ou nouvelle école classique) est un courant de pensée économique né dans les années 1970. Rejetant le keynésianisme et sa nouvelle version, la synthèse néoclassique, la nouvelle école classique se fonde entièrement sur des principes néoclassiques pour les mettre à jour. Reposant sur des fondations micro-économiques, elle en déduit des modèles macroéconomiques. Elle prône une intervention minimale de l'État dans le système économique.
Macroéconomiethumb|Modélisation des relations macroéconomiques entre agrégats dans une économie. La macroéconomie est une discipline de l'économie qui étudie le système économique au niveau agrégé à travers les relations entre les grands agrégats économiques que sont le revenu, l'investissement, la consommation. La macroéconomie constitue l'outil essentiel d'analyse des politiques économiques des États ou des organisations internationales.
Anticipation rationnelleLa théorie des anticipations rationnelles a été développée dans les années 1960 en économie, et plus particulièrement en macroéconomie. Elle est utilisée dans la construction de modèles économiques pour représenter le comportement des agents économiques. Le principe d’un comportement rationnel des agents économiques est plus ancien ; il a été introduit en ce qui concerne les anticipations des agents par John Muth en 1961, mais il a surtout été développé par Robert E. Lucas. C'est le principe fondateur de la Nouvelle économie classique.
Critique de LucasLa critique de Lucas est une critique épistémologique qui souligne que les agents économiques s'adaptent aux politiques économiques menées par l'État. Dès lors, tout modèle économique statique, qui ne prend pas en compte les réactions des agents, donnerait des résultats erronés. Depuis les années 1950, le keynésianisme amendé, sous la forme de la synthèse néoclassique, domine la recherche en économie ; les modèles macro-économétriques d'inspiration keynésienne sont enseignés dans les formations universitaires.
Inflationvignette|upright=1.5|Estimation des taux d'inflation dans le monde en . Source : Fonds monétaire international. L'inflation est la perte du pouvoir d'achat de la monnaie qui se traduit par une augmentation générale et durable des prix. Elle correspond à une augmentation générale des prix des biens et services dans une économie (par exemple nationale). Lorsque le niveau général des prix augmente, une quantité donnée de monnaie permet d'acheter moins de biens et services. Ce phénomène, une fois installé, peut devenir persistant.
Micro fondationLa micro fondation est un concept d'économie qui désigne la possibilité d'expliquer des phénomènes macroéconomiques grâce à une analyse des comportements microéconomiques. La micro-fondation de la macroéconomie fait l'objet d'un programme de recherche en économie, dont l'objectif est de jeter des ponts entre le raisonnement macroéconomique et le raisonnement microéconomique. La micro-fondation renvoie à la capacité de l'économie à faire le lien entre la macroéconomie d'une part, à savoir les phénomènes agrégés au niveau national ou international, et des comportements individuels, de nature microéconomique, d'autre part.
Stagflationvignette|Un graphique de la récession aux États-Unis de 1973 à 1975 représente visuellement l'évolution économique de cette période. La stagflation est la situation d'une économie qui souffre simultanément d’une croissance économique faible ou nulle et d'une forte inflation (c’est-à-dire une croissance rapide des prix). Cette situation est souvent accompagnée d'un taux de chômage élevé, contredisant ainsi les conclusions du keynésianisme et de son carré magique de Kaldor.
Taux de chômage n'accélérant pas l'inflationvignette|260px|NAIRU sur la courbe de Phillips. Le taux de chômage n'accélérant pas l’inflation (en anglais : Non-Accelerating Inflation Rate of Unemployment ou NAIRU) est un indicateur économique qui, estimé économétriquement pour un pays et à un instant donné, mesure approximativement le taux de chômage qui serait compatible avec un taux d'inflation stable. Le terme a probablement été inventé par James Tobin, sur la base de recherches menées par Franco Modigliani et Loukás Papadímos. Le NAIRU est défini par l'OCDE comme le .
Modèle macro-économiquedroite|vignette|495x495px|Exemple de modèle macro-économique Un modèle macro-économique (ou macroéconomique) est un outil d'analyse destiné à décrire le fonctionnement de l'économie d'un pays ou d'une région. Ces modèles sont généralement conçus pour étudier la dynamique de quantités globales telles que la quantité totale de biens et services produits, le total des revenus, le niveau d'emploi des ressources productives, et le niveau des prix.
Dichotomie classiqueLa dichotomie classique est, en économie, une prise de position théorique selon laquelle il existe une séparation nette entre, d'une part, la sphère réelle de l'économie et la sphère monétaire. La sphère réelle est composée des variables réelles, comme la consommation, l'investissement ou encore l'emploi, là où la sphère monétaire est celle de la monnaie, qui n'affecte en rien les valeurs réelles. Cette position théorique a été soutenue par l'école classique.