vignette|300px|Répartition linguistique au Canada vignette|300px|Taux de bilinguisme anglais-français au Canada par province (2016) : Le bilinguisme officiel au Canada est à la fois une réalité linguistique et une politique publique fédérale consacrant l'anglais et le français comme langues officielles du Canada. Encadré à l'échelle fédérale par la Loi sur les langues officielles, le bilinguisme d'État vise à placer les deux langues sur un pied d'égalité dans les institutions fédérales. Le taux de maîtrise des deux langues chez un même individu étant plutôt bas (17,9 % en 2016), le bilinguisme officiel est un moyen pour garantir l'épanouissement des minorités francophones et anglophones dans les régions unilingues du pays. Même si la majorité des provinces et territoires du Canada ont une langue qui prédomine fortement sur une autre, un réel bilinguisme est pratiqué dans la population au sein d'une « ceinture bilingue », à la rencontre du Québec, de prédominance francophone, et des provinces anglophones voisines. vignette|gauche|En rose, les locuteurs de langue française en Amérique. Depuis la Conquête, plusieurs textes ont été adoptés afin de garantir aux francophones le droit d'utiliser le français dans des contextes officiels mais l'anglais est resté largement prépondérant. À la seconde moitié du , une politique de bilinguisme est mise en place. En 1969, la Loi sur les langues officielles fait du français et de l'anglais les deux langues officielles du gouvernement fédéral. Cette disposition est confirmée par la Loi constitutionnelle de 1982 qui déclare Ainsi, la politique de bilinguisme du gouvernement fédéral comprend : l'obligation pour le gouvernement fédéral de gérer ses affaires à la fois en français et en anglais et le droit pour les usagers de recevoir les services de l'administration dans l'une des deux langues ; l'encouragement des autres niveaux de gouvernement (les provinces et territoires, mais également les municipalités) à fournir des services dans les deux langues ; l'obligation pour certains acteurs privés à fournir des indications dans les deux langues (comme l'étiquetage des produits alimentaires par exemple) ; le soutien aux acteurs non gouvernementaux qui encouragent ou promeuvent le statut de l'une ou l'autre des langues officielles (ce qui inclut un soutien aux organisations de la minorité anglophone au Québec et à celles de la minorité francophone ailleurs).
Petr Motlicek, Philip Neil Garner, Milos Cernak