ÉpictèteÉpictète (en Ἐπίκτητος / Epíktêtos, qui signifie « homme acheté, serviteur » ; Hiérapolis, Phrygie, 50 - Nicopolis, Épire 125 ou 130) était un philosophe de l’école stoïcienne. Sa vie est relativement peu connue et il ne laissa aucune œuvre écrite de sa main. Son disciple Arrien assura la transmission de son œuvre en publiant les notes prises lors des leçons de son maître, en huit livres, dont la moitié sont aujourd'hui perdus, ainsi qu'un condensé de doctrine morale, le Manuel, textes qui eurent une influence certaine sur Marc Aurèle.
Passion (émotion)La passion est une très forte émotion tournée vers une personne, un concept, ou un objet produisant un déséquilibre psychologique (l'objet de la passion occupe excessivement l'esprit). La passion se traduit en effet par un sentiment d'excitation inhabituelle alternant plaisir et souffrance du fait de la baisse importante de la sérotonine (neuromédiateur responsable de l'état émotionnel de bonheur) et de l'augmentation de la dopamine (neuromédiateur provoquant la sensation de plaisir) qui active le système de récompense.
Entretiens d'ÉpictèteLes Entretiens d'Épictète (en Ἐπικτήτου διατριβαί, Epiktētou diatribai) sont une série d'entretiens donnés par le philosophe stoïcien Épictète et mis par écrit par son disciple Arrien au début du . Seuls quatre des huit livres qui le composaient nous sont connus. L'ouvrage développe une philosophie essentiellement pratique, qui invite les lecteurs à distinguer entre « les choses qui dépendent de nous et celles qui n'en dépendent pas » selon le titre du premier entretien qui ouvre le livre.
Pensées pour moi-mêmevignette|300x300px|Page de titre des Pensées, dans une traduction anglaise de R. Graves, 1811. Les Pensées pour moi-même (en Τὰ εἰς ἑαυτόν, Ta eis heauton, littéralement « Les [choses] pour soi-même »), souvent simplement intitulé Pensées, est le titre d'une série de réflexions divisées en douze livres, rédigées en grec entre 170 et 180 par l'empereur Marc Aurèle qui régna de 161 à 180 , et écrites au moins partiellement pendant ses campagnes militaires.
Panétios de RhodesPanétios de Rhodes est un philosophe stoïcien (-). Il relève, dans le mouvement stoïcien, du moyen-stoïcisme, qu'il instaure : Panétios mettait la physique au début de la philosophie. Il sera suivi par son disciple Posidonios. Son nom est parfois orthographié Panaïtios, Panétius voire Panaetius Rhodius (forme latine). Séleucus le grammairien, dans Livre de la Philosophie, mentionne qu'un Platon, de Rhodes également, fut disciple de Panétios. Il y a eu aussi un péripatéticien de ce nom, disciple d'Aristote.
CléantheCléanthe, en grec ancien / Kleánthês (Assos, Troade, v. 330 - 232 ), est un philosophe grec stoïcien, successeur de Zénon de Kition comme premier scholarque de l'école stoïcienne, de 262 à sa mort par inanition volontaire dans sa , en 232. Les auteurs antiques nous ont fourni des sources contradictoires sur la naissance, et plus généralement la chronologie de la vie de Cléanthe.
ÉquanimitéL’équanimité (égalité d'âme, d'humeur) est une disposition affective de détachement et de sérénité à l'égard de toute sensation ou évocation, agréable ou désagréable. En tant que résultat d'une pratique spirituelle, ou d'un cheminement de croissance personnelle, ce détachement s'enracine et se stabilise par une acceptation de soi-même et de ses circonstances, passées ou actuelles, un lâcher-prise constant malgré les caprices de sa volonté et de sa réactivité personnelle, ainsi qu'une base de confiance dans le bien-fondé des données de la vie, par une intuition grandissante de leur nature réelle.
ApatheiaL’apatheia est un terme du vocabulaire de l’ascétisme et de la mystique. Souvent traduit par « impassibilité », il signifie littéralement « absence de passions » et « tranquillité de l’âme » parvenue au détachement parfait ou même à l’« impeccabilité ». Le terme est composé d’un alpha privatif et d’un dérivé de pathos, « ce qu’on éprouve, ce qu’on subit » (de même racine que le latin pati, "subir, souffrir", dont dérive passio "la passion"). Ce terme, par un glissement sémantique, a donné le mot « apathie » aujourd’hui.
CynismeLe cynisme est une attitude face à la vie provenant d'une école philosophique de la Grèce antique, fondée ou du moins inspirée par Antisthène et connue principalement pour les propos et les actions spectaculaires de son disciple le plus célèbre, Diogène de Sinope. Cette école a tenté un renversement des valeurs dominantes du moment, enseignant la désinvolture et l'humilité aux grands et aux puissants de la Grèce antique.
Suicide forcéthumb|300px|right|Jacques-Louis David, La mort de Socrate (1787), conservé au Metropolitan Museum of Art de New York Le suicide forcé ou suicide imposé désigne une méthode d'exécution selon laquelle le condamné est amené à se suicider pour éviter la mise en œuvre d'une menace perçue comme pire que sa propre mort (comme la torture, le chantage à l'emprisonnement, au meurtre de ses proches, ou encore la perte de son honneur ou de sa position sociale).