Concept

Erreur fondamentale d'attribution

Concepts associés (8)
Biais d'attribution
En psychologie, un biais d'attribution est un biais cognitif qui se réfère aux erreurs systématiques commises lorsque les personnes évaluent ou tentent de trouver des raisons pour leurs propres comportements et ceux des autres. Les gens font constamment des attributions concernant la cause de leur propre comportement et celui des autres ; cependant, les attributions ne reflètent pas toujours fidèlement la réalité. Plutôt que de fonctionner comme des percepteurs objectifs, les gens sont enclins à des erreurs de perception qui conduisent à des interprétations biaisées de leur monde social.
Faute de la victime (psychologie)
En psychologie sociale, la faute de la victime ou blâmer la victime concerne une ou plusieurs victimes d'un crime, d'un accident ou d'autres types d'incidents entièrement ou partiellement tenues pour responsables de ce qu'elles ont subi. Cette qualification est également appelée double victimisation. On retrouve entre autres le concept en santé et dans certains milieux militants. Le déni de la victime (le report de la faute sur la victime) est l'une des méthodes de la neutralisation de la culpabilité identifiée par la psychologie comportementale et la sociopsychologie de la délinquance.
Biais d'autocomplaisance
La notion de biais d'auto-complaisance désigne la tendance des gens à attribuer la causalité de leur réussite à leurs qualités propres (causes internes) et leurs échecs à des facteurs ne dépendant pas d'eux (causes externes), afin de maintenir positive leur . Ce biais cognitif a été d'abord défini dans le livre Person Perception de Albert H. Hastorf, David J. Schneider, Judith Polefka en 1970. Par exemple, un individu justifiera l'obtention d'une bonne note à un examen en évoquant le travail qu'il a fourni, alors qu'il expliquera l'obtention d'une mauvaise note par la sévérité du correcteur.
Croyance en un monde juste
La croyance en un monde juste ou hypothèse du monde juste est un biais cognitif originellement décrit par le psychologue social , suivant laquelle on obtient ce qu'on mérite ou mérite ce qu'on obtient. Selon cette croyance, toute noble action d'une personne doit nécessairement et justement tendre à lui être bénéfique, tandis que toute action mauvaise tend à lui nuire. Autrement dit, l'hypothèse du monde juste est la tendance à considérer des événements produits ou attendus comme les conséquences d'une force universelle restaurant l'équilibre moral.
Attribution causale
En psychologie sociale, le concept d'attribution causale désigne un processus par lequel les personnes expliquent et jugent autrui et l'environnement dans lequel elles évoluent en inférant les causes des comportements et des évènements. Le psychologue américain Fritz Heider en est le fondateur. Il considérait notamment que la démarche de l’homme de la rue, dans sa recherche de causes, s’apparente à la démarche scientifique. Heider parle d'auto-attribution lorsque l’évènement concerne un sujet qui réalise l’attribution causale en tant qu’acteur.
Lieu de maîtrise
En psychologie de la santé, le lieu de maîtrise (LDM), également connu sous le terme d'internalité (ou locus of control en anglais), est un concept proposé par le psychologue Julian Rotter en 1954. Il décrit le degré selon lequel un individu croit pouvoir influencer et maîtriser les événements de sa vie. Le lieu de maîtrise se définit plus précisément comme . Il mesure donc le degré auquel un individu accepte la responsabilité de ce qui lui arrive et croit en sa capacité à être le maître de sa vie.
Biais cognitif
alt=180+ cognitive biases, designed by John Manoogian III (jm3)|vignette|302x302px|Les biais cognitifs peuvent être organisés en quatre catégories : les biais qui découlent de trop d'informations, pas assez de sens, la nécessité d'agir rapidement et les limites de la mémoire. Modèle Algorithmique: John Manoogian III (jm3) Modèle Organisationnel: Buster Benson. Un biais cognitif est une déviation dans le traitement cognitif d'une information. Le terme biais fait référence à une déviation de la pensée logique et rationnelle par rapport à la réalité.
Psychologie sociale
La psychologie sociale est la branche de la psychologie expérimentale qui étudie de façon empirique comment « les pensées, les émotions et les comportements des individus sont influencés par la présence réelle, imaginaire ou implicite d'autres personnes ». Dans cette définition, proposée initialement en 1954 par Gordon Allport, les termes « présence imaginaire ou implicite » indiquent que l'influence sociale indirecte est possible, même en l'absence physique d'autres individus, par l’intermédiaire de normes sociales perçues ou intériorisées.

Graph Chatbot

Chattez avec Graph Search

Posez n’importe quelle question sur les cours, conférences, exercices, recherches, actualités, etc. de l’EPFL ou essayez les exemples de questions ci-dessous.

AVERTISSEMENT : Le chatbot Graph n'est pas programmé pour fournir des réponses explicites ou catégoriques à vos questions. Il transforme plutôt vos questions en demandes API qui sont distribuées aux différents services informatiques officiellement administrés par l'EPFL. Son but est uniquement de collecter et de recommander des références pertinentes à des contenus que vous pouvez explorer pour vous aider à répondre à vos questions.