PsychopathologieLa psychopathologie (des mots grecs : psukhê, « âme » et pathos, maladie) est l'étude scientifique et clinique des troubles psychiques (ou troubles mentaux) par la psychologie ou la psychiatrie. La reconnaissance des troubles mentaux comme maladies date du début du avec la parution d'une publication de Philippe Pinel (1801). La psychopathologie pose le problème de la définition et description des troubles, et de la différence entre le normal et le pathologique. Elle porte sur les critères diagnostiques des troubles et sur leur classification.
Association libre (psychanalyse)L'association libre est la première règle fondamentale de la cure psychanalytique. Elle consiste pour l'analysant à exprimer les pensées qui lui viennent à l'esprit à partir d'un élément donné ou de façon spontanée, dans le cadre des séances analytiques. Historiquement, Sigmund Freud fut d'abord influencé par le récit du traitement de Bertha Pappenheim (dite Anna O.) effectué par Josef Breuer. Celle-ci qualifiait les séances avec Breuer de « ramonage de cheminée » et inventa le terme de « talking cure ».
Malaise dans la civilisationMalaise dans la civilisation, ou Le Malaise dans la culture (titre original : Das Unbehagen in der Kultur), est un livre de Sigmund Freud écrit durant l'été 1929 et paru en 1930 à Vienne à l'Internationaler Psychoanalytischer Verlag. Freud commence de travailler à ce livre en . Il appelle d'abord une ébauche de son essai Das Glück und die Kultur (« le bonheur et la culture »), puis Das Unglück in der Kultur (« le malheur dans la culture »), avant d'en arriver au titre définitif, sous lequel le livre paraîtra en 1930, Das Unbehagen in der Kultur, soit Le Malaise dans la culture (dans la traduction française des Œuvres complètes de Freud / Psychanalyse).
Acte manquéUn acte manqué (Fehlleistung) est, en psychanalyse et depuis Freud, le résultat d'un acte qui a manqué un objectif consciemment visé et qui traduit par là l'expression d’un désir inconscient. L'acte manqué constitue une formation symptomatique, un compromis, apparaissant comme un raté et révélateur d'un conflit inconscient. Il peut satisfaire directement un désir sous-jacent. La notion a été proposée par Freud en 1901 dans son essai intitulé Psychopathologie de la vie quotidienne, puis exposée dans ses Conférences ou Leçons d'introduction à la psychanalyse.
Compulsion de répétitionLa compulsion de répétition ou contrainte de répétition (Wiederholungszwang) est un concept psychanalytique introduit par Freud qui fait intervenir plusieurs concepts fondamentaux de la psychanalyse comme le principe de plaisir, le concept de pulsion et dans le cadre de la seconde théorie des pulsions, la pulsion de mort. Concrètement, il s'agit pour une personne de se placer inconsciemment dans une situation pénible, en répétant une expérience ancienne dont il a oublié le modèle d'origine.
Stade oralLe stade oral est un stade de la théorie de la sexualité infantile freudienne, décrit en 1905, puis finalisé en un ajout de 1915, dans Trois essais sur la théorie de la sexualité. C'est le premier stade de l'évolution libidinale, après le narcissisme primaire. Selon la théorie freudienne, la zone érogène privilégiée au stade oral est la sphère buccale et œsophagienne, étayée sur l'activité motrice de succion, par la tétée. Le plaisir oral déborde évidemment la simple satisfaction de la faim, le prototype de la conduite masturbatoire au stade oral étant le suçotement.
Stade phalliqueLe stade phallique est, selon les théories de la psychanalyse, la troisième phase, entre les âges de trois ans et sept ans, de l'évolution affective d'un enfant, dans laquelle les pulsions partielles s'organisent autour du phallus, le seul organe génital reconnu est le masculin. Il succéderait au stade anal et serait marqué par le complexe d'Œdipe. Selon la théorie freudienne (1923), la zone érogène est alors génitale et urétrale, et le plaisir est lié à l’exhibition, au voyeurisme concernant les organes génitaux.
Identification (psychanalyse)L'identification est le processus par lequel une personne se transforme, de façon provisoire ou permanente, en assimilant un trait ou un attribut, partiel ou total, d'une autre personne. C'est le processus par excellence de la formation de la personnalité. La psychanalyse comprendra l'identification comme émanant de mécanismes très différents. On peut cependant souligner la conception d'une instance du Moi se constituant par identifications successives, portant le plus souvent sur un trait unique.
Pulsion (psychanalyse)La pulsion (du latin pulsio : action de pousser, pellere, pulsum) est un concept majeur de la psychanalyse, dont le nom est la traduction de l'allemand Trieb (substantif de genre masculin, issu du verbe treiben d'origine germanique). La théorie des pulsions évolue chez Sigmund Freud tout au long de son œuvre, ponctuée de plusieurs moments et d'ouvrages décisifs, des Trois essais sur la théorie sexuelle de 1905 jusqu'au tournant de 1920, que signifie Au-delà du principe de plaisir et où apparaît la pulsion de mort, en passant par l'instauration du narcissisme (Pour introduire le narcissisme, 1914) et les textes métapsychologiques de 1915.
Hystériethumb|Enseignement de Charcot à la Salpêtrière : le professeur montrant à ses élèves (dont Joseph Babinski à droite sur le tableau) sa plus fidèle patiente, « Blanche » (Marie) Wittman, en crise d'hystérie. Détail du tableau d'André Brouillet : Une leçon clinique à la Salpêtrière, 1887). Le terme hystérie désigne, d'après la définition du Vocabulaire de la psychanalyse (1967), une , dans laquelle le conflit psychique peut s'exprimer par des symptômes physiques d'ordre fonctionnel ou psychologiques comme des crises émotionnelles, éventuellement des phobies.