VijñānaVijñāna (Sanskrit devanāgarī: विज्ञान; Pāli : viññāna) est un concept de la philosophie indienne qui signifie connaissance, savoir, discernement, compréhension, intellect ; science. Dans le Bouddhisme, vijñāna est la connaissance discriminante, l'un des cinq agrégats (skandha). Vijñāna désigne une conscience phénoménologique. Il s'agit d'un accident plutôt que d'une essence, d'un simple phénomène mental plutôt que d'une réalité éternelle.
DhyānaDhyāna (ध्यान (devanāgarī) ; झान, romanisation, jhāna ; ; 선, translit. : seon ; ; thiền ; ) est un terme sanskrit qui correspond dans les Yoga Sūtra de Patañjali au septième membre (aṅga) du Yoga. Ce terme désigne des états de concentration cultivés dans l'hindouisme, le bouddhisme, et le jaïnisme. Il est souvent traduit par « absorption », bien qu'étymologiquement il signifie simplement méditation ou contemplation. Le terme méditation est utilisé aujourd'hui comme un mot désignant de nombreuses techniques en occident, il s'apparente à la vigilance en psychologie ou en philosophie.
Tathāgatagarbha sūtrasThe Tathāgatagarbha sūtras are a group of Mahayana sutras that present the concept of the "womb" or "embryo" (garbha) of the tathāgata, the buddha. Every sentient being has the possibility to attain Buddhahood because of the tathāgatagarbha. This concept originated in India but was a major influence in the development of East Asian Buddhism, where it was equated with the concept of Buddhadhātu, "buddha-element" or "buddha-nature". The Tathāgatagarbha sūtras include the Tathāgatagarbha Sūtra, Śrīmālādevī Siṃhanāda Sūtra, Mahāyāna Mahāparinirvāṇa Sūtra and the Aṅgulimālīya Sūtra.
Chán (bouddhisme)Le chán (), parfois traduit en « méditation silencieuse », transcription en chinois classique du sanskrit dhyāna, est une forme de bouddhisme mahāyāna née en Chine à partir du , qui insiste particulièrement sur l'accession à l'expérience directe de l'Éveil par la méthode la plus efficace et la plus simple possible. Comme pour toutes les écoles bouddhistes chinoises, on peut voir dans sa pensée une influence taoïste. Sous ses multiples formes, il est devenu à partir du une des deux grandes catégories du bouddhisme chinois avec l'école de la Terre pure (jingtu).
ChittamatraChittamatra (IAST : Cittamātra, « rien qu'esprit ») est l'une des écoles du bouddhisme Mahāyāna. Elle est parfois nommée Vijñānavāda (, Vijñāptimātra (), la conscience seule, ou encore Yogācāra (), pratiquants du yoga. Le Cittamātra constitue avec le Madhyamaka l'une des deux principales écoles spécifiques du bouddhisme mahāyāna. vignette|300px|Bouddha. Sarnath, époque Gupta vers 475. L'école Cittamātra apparaît au ; ses fondateurs seraient Maitreyanātha, Asanga et Vasubandhu.
Triṃśikā-vijñaptimātratāThe Triṃśikā-vijñaptimātratā (Sanskrit; ), also known simply as the Triṃśikā or occasionally by is English translation Thirty Verses on Manifestation Only, is a brief poetic treatise by the Indian Buddhist monk Vasubandhu. It was composed in the 4th or 5th century CE and became one of the core texts for the Yogācāra school of Mahāyāna Buddhism. In it he touches on foundational Yogācāra concepts such as the storehouse consciousness, the afflicted mental consciousness, and the three natures, among others.
RūpaRūpa (en pali et sanskrit ; devanāgarī : रूप) , signifie ou , et renvoie à différents concepts de la philosophie indienne dans l'hindouisme et le bouddhisme. Il est souvent associé au nom ou esprit (nāma, cf. nāmarūpa) comme un des deux constituants des êtres dans le Vedānta. Perçu par l’œil ou le sens de la vue (cakṣus), il est à la fois la forme et la couleur dans le Sāṃkhya. Dans le bouddhisme, il est l'un des cinq agrégats (skandha) de l'ego.
BījaLes bīja (sanskrit : semences, germes) est une notion du bouddhisme qui s'utilise dans deux contextes: dans le cadre du karma, une action pouvant — par métaphore — planter une semence ou une potentialité; et dans le cadre de la littérature tantrique, de nombreuses divinités sont dites avoir une « syllabe semence » ou un « mantra semence ». vignette|Syllabe germe Ham à l'envers, utilisée dans la méditation tibétaine Tummo. Les bîja des graines, des semences, ou encore de l'énergie pure ou impure qui va engendrer son fruit (sanskrit: phala).
Bardo (bouddhisme)vignette|Illustration tibétaine des divinités paisibles et courroucées de l'état intermédiaire post-mortem (bardo). Certains bouddhistes tibétains croient que lorsqu'un être traverse l'état intermédiaire, il aura des visions de diverses divinités. Bardo () est un mot tibétain, traduisant le sanskrit antarâbhava, qui désigne, dans certaines écoles bouddhistes du Tibet, un état intermédiaire entre la mort et la renaissance. En tibétain, le terme "bardo" est utilisé pour signifier "intervalle" et fait référence à des périodes de la vie auxquelles on peut associer des limites.
UpādānaUpādāna (sanskrit (IAST), pâli ; japonais : shu), signifie attachement ou appropriation. Il s'agit de la tendance à vouloir se compléter afin de durer (de se prolonger) ; cette tendance assume l’objet et s'y attache. Selon la doctrine de la coproduction conditionnée, l'attachement est conditionné par la soif, ou désir, taṇhā, et conditionne à son tour le devenir, bhava. Les constituants d'une personne sont nommés upādāna-skhandha, « agrégats d'attachement », ou selon le Visuddhimagga, Selon Buddhaghosa, upādāna est une intensification de taṇhā.