Tour (échecs)La tour (♖, ♜) est une pièce du jeu d'échecs. La tour peut se déplacer horizontalement ou verticalement. Cette pièce est à longue portée, c'est-à-dire qu'elle peut être déplacée d'autant de cases qu'on le souhaite, sans pouvoir sauter par-dessus une autre pièce. Le rayon d'action de la tour, contrairement à celui du fou, ne dépend pas de sa place sur l'échiquier. En effet, une tour, qu'elle soit placée en a1, d8 ou e4, contrôlera toujours le même nombre de cases : 14 ; et le fait d'être centralisée, au contraire des autres pièces, n'influe pas sur l'efficacité de la tour.
Pièce (échecs)Les pièces du jeu d'échecs sont les figurines permettant aux joueurs de visualiser leurs forces sur un échiquier. Au début du jeu, chaque joueur possède seize pièces de même couleur (blanche ou noire). Il y a six types de pièces : vignette|250px|de gauche à droite : roi, dame, fou, tour, cavalier et pion. vignette|250px|jeu de pièces Staunton, de gauche à droite : roi, tour, dame, pion, cavalier et fou.
Cavalier (échecs)Le cavalier (♘, ♞), parfois appelé cheval est une pièce du jeu d'échecs, habituellement représentée par une tête de cheval. Chacun des joueurs commence avec deux cavaliers, placés en b1 et g1 pour les blancs, et b8 et g8 pour les noirs. Le déplacement du cavalier est original. Il se déplace en L, c’est-à-dire de deux cases dans une direction (comme une Tour) combinées avec une case perpendiculairement (toujours comme une Tour). Xavier Tartakower, dans son Bréviaire des échecs, rapporte la définition suivante de la marche du cavalier due à Delangre : .
Échiquiervignette|redresse=1.2|Échiquier et pièces de type Staunton. L’échiquier est le tablier ou plateau du jeu d'échecs. C'est une grille carrée de 8 cases de côté, soit 64 cases en tout, en alternance sombres (appelées « noires ») et claires (appelées « blanches »). Dans les tables d'échecs, l'échiquier est intégré dans la surface supérieure de la table. Dans une partie d'échecs, on dispose l'échiquier de façon que, pour chacun des adversaires, la case du coin gauche (le plus proche) de l'échiquier soit noire (ou bien, dit autrement, que la case la plus à droite, la case où se trouve la tour du roi, soit de couleur blanche pour les blancs).
Finale (échecs)Au jeu d'échecs, la finale . Il est difficile de lui fixer des limites précises, et certaines parties ne connaissent pas cette dernière phase, car elles s'interrompent plus tôt (par mat, abandon, ou nulle précoce). Bien qu'elles soient souvent négligées ou redoutées par les joueurs amateurs, les fins de partie constituent un aspect très intéressant du jeu d'échecs, aussi bien sur les plans technique, didactique ou artistique, souvent étroitement mêlés.
Échec et matL'échec et mat ou plus souvent mat est, au jeu d'échecs, une situation dans laquelle un roi est menacé de capture au prochain coup et pour laquelle aucune parade n'est possible pour l'éviter. La partie prend alors fin immédiatement (le roi n'est jamais capturé) et le joueur qui inflige le mat en est déclaré vainqueur. Vers le , au Chaturanga, l’ancêtre du jeu d'échecs moderne, la capture du roi mettait fin à la partie. Vers le , les Perses introduisent le concept de l'annonce de la menace sur le roi adverse, pour éviter les fins de parties prématurées.
Notation algébriqueLa notation algébrique est un système de description des coups joués aux échecs qui a été présenté la première fois en 1737 par Philippe Stamma dans un Essai sur le jeu des échecs, et repris dans son livre Le Noble Jeu des Échecs. Mais ces œuvres sont restées plus ou moins dans l'ombre à la suite de sa défaite face à Philidor, dont le célèbre manuel L'Analyse du Jeu des Échecs, utilisait une forme littérale. La notation algébrique a donc mis longtemps à s'imposer, avant de devenir la notation officielle de la Fédération internationale des échecs.
Échecsvignette|Anand - Kramnik, championnat du monde en 2008. vignette|Une partie simultanée donnée par le GM ukrainien Andrij Maksimenko à Toruń, Pologne. vignette|Enluminure, Liber de Moribus, vers 1300. vignette|Joueurs sur un échiquier géant à Lugano, Suisse. alt=Propriété exclusive de Thelma Ackermann. |vignette|Famille de la noblesse française jouant aux échecs dans les années 1860, carte de visite.
ShōgiLe est un jeu de société combinatoire abstrait traditionnel japonais, se rapprochant du jeu d'échecs, et opposant deux joueurs. Ce jeu est célébré le 17 novembre au Japon, où il est extrêmement populaire. Le shōgi partage son origine avec les autres jeux de la famille des échecs. Quoique longtemps considérés comme dérivés du Chaturanga, des recherches récentes demeurent sceptiques sur l'origine précise de cette famille de jeux.
ChaturangaLe chaturanga (du sanskrit sa / sa-Latn signifiant « quatre membres » ou « quatre parties ») est un ancien jeu de stratégie indien, considéré parfois comme l'un des ancêtres du jeu d'échecs. Le mot chaturanga figure dans les épopées classiques comme le Râmâyana, composées avant notre ère, pour désigner alors un terme militaire s’appliquant à la quadruple constitution de l’armée indienne traditionnelle : éléphants, cavaliers, chars et fantassins.