Religion traditionnelle chinoisevignette|Temple Hui-an à Tainan, Taïwan. vignette|Talismans provenant du temple du Dieu-Préfet. La religion traditionnelle chinoise, également appelée religion populaire chinoise (), shenisme (religion des dieux ou esprits, du ) ou tout simplement religion chinoise), est une religion polythéiste syncrétiste pratiquée par la majorité des Han () (avec une coupure entre 1949 et 1980 en Chine populaire), dans laquelle il faut inclure les écoles taoïstes.
Shang DiShang Di, Shangdi ou Shang Ti 上帝 (pinyin : Shàngdì) est le nom d’un dieu important, voire suprême, mais mal connu, de la dynastie chinoise des Shang. Il apparait également dans des textes des dynasties ultérieures (Zhou, Qin et Han) sous un aspect similaire au Ciel (tiān 天) régisseur de toutes choses, auquel il sera assimilé dans le culte impérial instauré par les confucéens. Shang signifie « précédent » ou « supérieur » ; di, dont la signification d’origine reste incertaine, fut employé sous les Zhou comme préfixe des noms posthumes des deux derniers empereurs Shang, et des noms de souverains légendaires comme Yao et Shun (Diyao, Dishun).
TianlongTianlong (; lit. "heavenly dragon") is a flying dragon in Chinese mythology, a star in Chinese astrology, and a proper name. The term tianlong combines tian "heaven" and long "dragon". Since tian literally means "heaven; the heavens; sky" or figuratively "Heaven; God; gods", tianlong can denote "heavenly dragon; celestial dragon" or "holy dragon; divine dragon". Tianlong 天龍 is homophonous with another name in Chinese folklore.
Classique des versLe Classique des vers () s'est d'abord appelé les Poèmes, ou les Trois Cents Poèmes (chinois : 詩三百) puisqu'il compte trois cent cinq poèmes. Ce recueil est une anthologie rassemblant des textes qui vont du au , provenant de la Plaine centrale (les royaumes occupant le nord et le sud de la vallée du fleuve Jaune), et est l'un des rares textes de l'Antiquité chinoise à avoir survécu à la destruction des livres opérée par l'empereur Qin Shi Huangdi après son accession au pouvoir en 221 av. J.-C.
Mandat du Cielvignette|Disque de jade datant de la dynastie Zhou. Le mandat du Ciel, ou mandat céleste (天命 : Tiānmìng) est un concept chinois apparu sous la dynastie Zhou qui a permis d'affirmer la légitimité du pouvoir des Empereurs de Chine. Il est fondé sur l'approbation que le Ciel accorde aux dirigeants sages et vertueux, approbation qu'il cesse d'accorder si ceux-ci ont une conduite mauvaise ou sont corrompus. Par la suite, le concept permit d'appréhender les manifestations naturelles comme des messages du Ciel.
MoziMozi, appelé encore Mö-tseu ou Möti (, latinisé Micius, littéralement « maître Mo »), de son vrai nom Mo Di (), est un philosophe chinois qui vécut de 479 à 392 av. J.-C. pendant les périodes des Printemps et des Automnes et des Royaumes combattants. Ses écrits fournissent peu de renseignements sur le personnage bien que certaines anecdotes semblent laisser penser qu'il était originaire d'un milieu d'artisans. Cette extraction relativement modeste a conduit certains historiens marxistes à le considérer comme un penseur prolétarien en opposition aux penseurs confucéens liés à la noblesse.
LégismeLe légisme ou école des Lois regroupe des penseurs chinois ayant vécu de la fin du jusqu'à la fin de la période des Royaumes combattants (). S'opposant au confucianisme, ils recommandent un gouvernement fort, fondé sur des lois connues de tous et non sur la bonté des hommes. Ils prônent l'absolutisme au moment où, en Chine, la féodalité est remise en question. Leur « réalisme politique » a mené à un exercice tyrannique du pouvoir, finalement rejeté et par la suite rarement revendiqué.
NéoconfucianismeLe néoconfucianisme est un courant philosophique extrême-oriental qui prit son essor sous la dynastie chinoise Song et devint la version officielle du confucianisme du jusqu’au tout début du , malgré la concurrence du courant Hanxue à partir de la dynastie Qing. Le canon des Quatre Livres proposé par Zhu Xi, son principal promoteur, constituait la base des examens impériaux. Le néoconfucianisme pénétra au Vietnam, au Japon et en Corée, jouant un rôle particulièrement important dans ces deux derniers pays, où il reçut parfois une interprétation originale.
Souverain chinoisLe souverain chinois est le souverain d’une période particulière dans la Chine ancienne, et plus tard la Chine impériale. Plusieurs titres et schémas de nommage ont été utilisés tout au long de l’histoire. Les caractères Huang (皇 huáng "auguste (souverain)") et Di (帝 dì "le souverain") avaient été utilisés séparément et jamais de manière consécutive (voir Trois août et cinq empereurs). Le caractère était réservé aux dirigeants mythologiques jusqu'au premier empereur de Qin (Qin Shi Huang), qui créa un nouveau titre, Huangdi (皇帝 in pinyin : huáng dì) en -221, qui se traduit couramment par empereur.
Yi Jingvignette|upright=1.5|Le Yi Jing est souvent représenté par le taijitu entouré des huit trigrammes. Le Yi Jing (, également orthographié Yi King ou Yi-King), est un des classiques chinois, dont le titre peut se traduire par « Livre des mutations », « Classique des changements » ou « Canon des mutations » ou encore « Livre des transformations ». Il s'agit à l'origine d'un traité de divination, appelé Zhou Yi () c'est-à-dire « changements de Zhou », pour la raison que son élaboration date du millénaire avant l'ère chrétienne, époque des Zhou (1027-256 ).