Havdalahvignette|Cérémonie de la Havdala, Amsterdam, 1662 gauche|vignette|Coupe, assiette, bougie et bissamim nécessaires à la havdalah La havdalah (en hébreu : הבדלה) est une prière juive dite le soir de shabbat par les Juifs et qui exprime la séparation du kodesh (saint) et du 'hol (ordinaire), c'est-à-dire le passage du shabbat aux jours normaux de la semaine. Cette prière se dit dès la « sortie » de shabath, c'est-à-dire à la fin du jour du shabbat, à l'apparition des trois premières étoiles dans le ciel ou 20 à 120 minutes (selon les traditions communautaires) après le coucher du soleil.
Chemittavignette|Champ non-cultivé durant la chemitta, près de Rosh Ha-Ayin, 2007. La chemitta, shemitah ou shmita (en hébreu : he, « [année de] rémission ») est une définie par la Torah pour l’agriculture : tous les sept ans, les agriculteurs juifs doivent observer une année de jachère. En quelque sorte, les terres doivent se reposer comme les humains doivent le faire le septième jour de la semaine ainsi que l’indique Dieu à Moïse : « Mais la septième année sera un shabbat, un temps de repos pour la terre, un shabbat en l’honneur de l’Éternel : tu n’ensemenceras point ton champ, et tu ne tailleras point ta vigne.
Roch Hodechvignette|La nouvelle lune indique le début du mois dans le calendrier hébraïque. Rosh Hodesh, en hébreu , , est le premier jour de chaque mois que comporte le calendrier hébraïque. Le calendrier hébraïque est basé sur un cycle luni-solaire, et le début du mois correspond à la néoménie, c'est-à-dire la nouvelle lune. Il diffère cependant de la nouvelle lune astronomique : la nouvelle lune du calendrier hébraïque ne se définit pas par la nuit où seule l'ombre lunaire est visible mais par un filet de lumière émanant de la lune.
Yamim NoraïmLes jours redoutables (ימים נוראים yamim noraïm) désignent dans le judaïsme une période mal définie, considérée comme particulièrement propice au repentir, alors même que l’humanité est en instance de jugement devant Dieu. Apparue au , la notion désigne tantôt une saison pénitentielle s’étalant du mois d’eloul à Yom Kippour voire à Hochana Rabba (le dernier jour de la fête de Souccot), tantôt les seules fêtes solennelles de Roch Hachana et Yom Kippour ou les dix jours entre ces deux fêtes.
PiyyoutUn piyyout (au pluriel piyyoutim, en hébreu פיוט pijút et [pijutím], du grec ποιητής poiētḗs "poète") est un poème liturgique juif généralement destiné à être chanté ou récité pendant l'office, mais différent du psaume car non biblique. Il existe des piyyoutim depuis l'époque du temple de Jérusalem. La plupart sont en hébreu ou en araméen et utilisent une structure poétique tel un acrostiche suivant l'ordre de l'alphabet hébreu ou épelant le nom de l'auteur du piyyout.
Kol NidreKol Nidre (judéo-araméen: he « Tous les vœux ») est une prière d’annulation publique des vœux. Déclamée trois fois en présence de trois notables à la synagogue, elle ouvre l’office du soir de Yom Kippour et a, pour beaucoup, fini par le désigner. Introduite dans le rituel de prières en dépit de l'opposition d'influentes autorités gaoniques, attaquée au cours du temps par d'éminentes autorités médiévales, expurgée des livres de prière de nombreuses communautés progressistes au , cette prière fut de surcroît souvent produite hors de son contexte par des antisémites et conduisit à la formulation du serment more judaico.
Cantillation hébraïqueLa cantillation hébraïque est la prononciation soigneuse et nuancée de la hauteur musicale des voyelles de chaque mot d'un verset du Tanakh, la Bible hébraïque. Le ḥazzan, maître-cantillateur, utilise un répertoire de motifs musicaux traditionnels et stéréotypés, les tropes (du yiddish טראָפּ trop). Chaque trope se compose d'un motet initial destiné à cantiller les voyelles atones du mot, suivi d'un motet caudal plus développé servant à moduler la voyelle tonique des mots oxytons, la tonique et la post-tonique des mots paroxytons.
LiturgieLe mot liturgie (du grec / leitourgía ; « le service du peuple ») désigne l'ensemble des rites, cérémonies et prières dédiés au culte d'une ou plusieurs divinité(s), tels qu'ils sont définis selon les règles éventuellement codifiées dans des textes sacrés ou une tradition. Ce terme s'applique le plus souvent à la religion chrétienne où il désigne un culte public et officiel institué par une Église. Un liturgiste est un spécialiste de la liturgie.
MinhagUn minhag (en מנהג, plur. minhaggim, מנהגים) est une coutume ou un ensemble de coutumes acceptés par une communauté dans le judaïsme ; le terme est parfois également utilisé pour désigner un noussa'h (נוסח, rite), qui fait référence à l'ensemble des traditions liturgiques d'une communauté. Bien qu'un minhag ne s'appuie ni sur une prescription biblique ni sur une ordonnance rabbinique, mais sur l'adoption d'une coutume propre à une figure spirituelle importante, son importance peut facilement supplanter celles-ci.
Siddourvignette|Livre de prière sépharade de 1803, dans la collection du musée juif de Suisse. Le siddour (hébr. סידור pluriel סידורים siddourim) formé à partir de la racine סדר qui signifie "ordre" désigne un livre de prière regroupant l'ensemble des prières journalières pour les jours ouvrés, yemey 'hol, le shabbat ainsi que les principaux textes des fêtes les plus importantes (essentiellement la Amida des fêtes).