OffertoirePrécédant la consécration et la communion, l'offertoire est une partie de la messe où le prêtre place l'offrande du pain et du vin sur l'autel (oblation), qui suit ainsi le Credo. L'offertoire signifie aussi une pièce musicale, soit chantée, soit jouée par orgue, pendant l'offertoire liturgique. vignette|Offertoire dans la forme tridentine du rite romain. Pendant l'offertoire, les fidèles pouvaient à l'origine venir en procession déposer des offrandes (légumes, poulets, fromages, cierges, argent) devant l'autel, ces dons étant destinés à la vie matérielle du prêtre ou au partage en faveur des plus pauvres.
Église latineL'Église latine (en latin : Ecclesia latina) est la composante de tradition occidentale de l'Église catholique, la composante orientale étant constituée par les vingt-trois Églises dites catholiques orientales. L'Église latine est cette Église sui iuris de l'Église catholique qui s'est développée dans l'Empire romain d'Occident, où la langue latine était dominante, et qui s'est répandue après aux pays comme l'Irlande et l'Allemagne qui se sont convertis au christianisme et ont adopté la même langue comme langue culturelle.
Épiclèse (liturgie)L'épiclèse (du grec , épiklêsis, « prière » dans la koinè) est une invocation dans les liturgies chrétiennes. Telle qu'on la trouve depuis la liturgie byzantine, l’épiclèse est une invocation à Dieu le Père pour qu’il envoie son Esprit Saint afin de faire advenir sa puissance créatrice, pour la consécration des espèces, pour qu’il transforme les Dons, et que ces Dons sanctifient les fidèles qui les recevront (l'Esprit est actif à la création du monde, à l'incarnation du Christ, à la Résurrection...).
Chant grégorienthumb|upright=1.28|Manuscrit Einsiedeln 121, folio 30 (entre 964 et 971) introït Puer natus est nobis ; il s'agit d'un chant très raffiné grâce à la Renaissance carolingienne. thumb|upright=1.29|Graduel dit de Gisela von Kerssenbrock (vers 1300) ; en notation du style de Guido d'Arezzo ; déjà dégradation, en raison d'une difficulté pour adapter à quatre lignes. thumb|upright=1.29 |Graduel dit du couvent Sainte-Marie-des-Anges (Florence), folio 38 (entre 1392 et 1399) ; en dépit d'une beauté exceptionnelle du manuscrit, la mélodie perdait sa caractéristique grégorienne.
Sui iurisDans la société romaine, sui iuris (aussi orthographié sui juris) signifie les personnes autonomes, et ceux qui peuvent prétendre au pater familias. Cette locution latine est également utilisée en anglais pour signifier « de son propre droit ». Le terme « Église sui iuris » ou « mission sui juris » est utilisé dans le Code des canons des Églises orientales (CCEO) pour désigner les Églises autonomes dans la communion catholique. Adrogatio, la procédure spécifique de l'adoption en droit romain vis-à-vis d'un sui iuris.
Missel romainLe 'Missel romain' (Missale romanum en latin) est le livre liturgique qui rassemble les textes (ordinaire de la messe, chants, lectures jusqu'en 1969, oraisons, etc.) et les indications rituelles et musicales, nécessaires à la célébration de la messe par le prêtre selon le rite romain. Avant le haut Moyen Âge, plusieurs livres sont utilisés pour la célébration de la messe : le sacramentaire – avec la prière eucharistique (le canon), les oraisons et les prières –, l'évangéliaire et l'épistolier pour les lectures ou péricopes de l'Écriture Sainte, et un ou plusieurs livres pour les répons et les chants (graduel ou antiphonaire de la messe).
Rite latinLes rites latins sont les rites liturgiques, manières de célébrer les mystères de la religion catholique, suivis par l'Église catholique latine (ou d'Occident). De ces rites latins, le plus répandu est le rite romain. Les rites non latins de l'Église catholique sont dits « orientaux » et sont suivis par les 23 Églises catholiques orientales. Par métonymie on parle quelquefois du « rite latin » en voulant dire l'Église latine, qui utilise les rites liturgiques latins, et qui rassemble plus d'un milliard de fidèles pour un total de 1,2 milliard de catholiques.
AntienneUne antienne () est un type de chant appartenant à la liturgie chrétienne. Le mot désigne initialement un chant exécuté en alternance par deux chœurs ; le succès de ce genre liturgique a conduit historiquement à une grande diversification des réalités que ce terme recouvre. L'origine du mot antienne se trouve dans la langue grecque. Il faut toutefois remarquer qu'il existe deux racines. D'une part, il s'agissait du ἀντίφωνον, antiphônon, formé de ἀντί, « contre » et φωνή, « voix ».
Fraction du painvignette|Christ rompant le pain à Emmaüs, Pier Leone Ghezzi (1674 - 1755) La fraction du pain (latin : fractio panis, « rompre le pain ») est mentionnée dans le Nouveau Testament comme un geste fondamental du mémorial de la mort de Christ en rémission des péchés. Dans ce texte, le rite de la fraction du pain, inspiré du judaïsme, est institué par le Jésus-Christ lors de la Cène. Aujourd'hui, cette fraction est pratiquée, d'une façon ou d'une autre et parfois avec des interprétations différentes, dans la plupart des confessions chrétiennes.
Rites de l'Église catholiquethumb|upright|Messe à bord d'un navire. L'Église catholique emploie équivalemment le terme « rite » pour désigner l'ensemble des rites et des cérémonies de la liturgie catholique : les rites liturgiques, manières de célébrer les mystères de la religion, classées en deux familles, celles des rites occidentaux, d'inspiration latine, et celles des six rites orientaux, d'inspiration grecque; les liturgies de « rite » ou rituel, cérémonies du culte qui sont propres ou communes à chacune de ces deux familles de rite (liturgie de la messe, de la parole, du vendredi saint, des Heures, etc.