SyllabaireUn syllabaire est un ensemble de symboles utilisés par une écriture syllabique pour représenter les sons vocalisés ou groupés d'une langue. Les symboles représentent des syllabes, à la différence des écritures alphabétiques où les symboles représentent des sons ou des phonèmes unitairement. La philologue Silvia Ferrara note que dans le langage, le son est émis naturellement sous forme de syllabes, si bien que les premières écritures s'organisent autour de la structure syllabique.
Boustrophédonvignette|Illustration qui explique le principe d'un boustrophédon. Le boustrophédon est une écriture dont le sens de lecture alterne d'une ligne à l'autre, à la manière du bœuf marquant les sillons dans un champ, allant de droite à gauche puis de gauche à droite. Le terme vient de l'adverbe grec ancien βουστροφηδόν boustrophêdón, de βοῦς boũs « bœuf » et στροφή strophế « action de tourner ». Souvent, le ductus des lettres est également inversé en changeant de sens ; par exemple, la lettre Є tracée de gauche à droite deviendrait Э de droite à gauche.
Caractères chinoisLes caractères chinois, ou sinogrammes, sont les unités logographiques qui composent l'écriture des langues chinoises. Ils sont appelés en chinois hànzì (« caractères han »), s'écrivant, en , et depuis le en République populaire de Chine, en Malaisie et à Singapour, en . Ils ont été dans le passé ou sont également de nos jours utilisés pour écrire d'autres langues, à titre principal ou complémentaire, notamment le coréen (hanja), le japonais (kanji) ou le vietnamien (chữ nho).
PonctuationLa ponctuation a pour but l’organisation de l’écrit grâce à un ensemble de signes graphiques. Elle a trois fonctions principales. Elle anime le texte en indiquant des faits de la langue orale, comme l’intonation ou les pauses de diverses longueurs (indications prosodiques). Elle marque les degrés de subordination entre les différents éléments du discours (rapports syntaxiques). Enfin elle précise le sens et définit les liens logiques entre ces éléments (informations sémantiques).
CunéiformeLécriture cunéiforme est un système d'écriture mis au point en Basse Mésopotamie autour de 3200 , qui s'est par la suite répandu dans tout le Proche-Orient ancien, avant de disparaître dans les premiers siècles de l'ère chrétienne. Au départ pictographique et linéaire, la graphie de cette écriture a progressivement évolué vers des signes constitués de traits terminés en forme de « coins » ou « clous » (latin cuneus), auxquels elle doit son nom, « cunéiforme », qui lui a été donné aux .
Système d'écriturevignette|400px|Carte légendée des systèmes d'écriture dans le monde. Un système d’écriture est un ensemble organisé et plus ou moins standardisé de signes d'écriture permettant la communication des idées. En général, il s'agit de la transcription de la parole énoncée dans une langue parlée : on parle alors de glottographie. Il existe cependant des systèmes transmettant des idées sans l'intermédiaire direct de la parole : on parle alors de sémasiographie, que tous les spécialistes ne s'accordent cependant pas à considérer comme de véritables systèmes d'écriture ; on parle donc également de pré-écriture ou de proto-écriture.
OrthographeEn linguistique, le terme orthographe (du latin orthographia, lui-même issu du grec , composé de , « droit, correct », et de , « écrire ») dénomme un système de règles concernant l'écriture d'une langue, faisant partie de son standard, en comparaison duquel on juge comme correctes ou incorrectes les formes que les utilisateurs réalisent en écrivant cette langue.
GraphèmeEn linguistique, un graphème est la plus petite entité d'un système d'écriture. C'est l’unité graphique correspondant en général à l'unité orale qu'est le phonème (contre-exemple en français le graphème complexe qui renvoie à deux phonèmes). Contrairement à l'unité « lettre », le graphème correspond ainsi mieux à la phonologie d'une langue. Cela est particulièrement visible dans le cas des graphèmes dits « complexes ». Les graphèmes peuvent se distinguer en deux sous-types : graphème simple : graphème composé d'une lettre ; graphème complexe : graphème composé de deux ou trois lettres.
Écriture hiéroglyphique égyptienneL’écriture hiéroglyphique égyptienne est un système d'écriture figurative : les caractères qui la composent représentent en effet des objets divers tels que des plantes, des figures de dieux, d'humains et d'animaux ( classification des hiéroglyphes). Les égyptologues y distinguent traditionnellement trois catégories de signes : les signes-mots (ou idéogrammes), qui représentent un objet ou, par métonymie, une action ; les signes phonétiques (ou phonogrammes), qui notent un son (consonne, suite de consonnes ou voyelle) ; les déterminatifs, signes « muets » qui indiquent le champ lexical auquel appartient le mot.
Phonetic complementA phonetic complement is a phonetic symbol used to disambiguate word characters (logograms) that have multiple readings, in mixed logographic-phonetic scripts such as Egyptian hieroglyphs, Akkadian cuneiform, Japanese, and Mayan. Often they reenforce the communication of the ideogram by repeating the first or last syllable in the term. Written English has few logograms, primarily numerals, and therefore few phonetic complements. An example is the nd of 2nd 'second', which avoids ambiguity with 2 standing for the word 'two'.